L'Open Bank Project propose une API aux entreprises et aux organismes non lucratifs. Celle-ci permet de développer des applications pour éditer ses revenus sur des plates-formes communautaires. Cela, de manière contrôlée.

La publication de ses comptes se fait aussi sur les réseaux sociaux

Introduire plus de transparence dans la publication des comptes des entreprises, mais également dans le suivi de l’allocation des ressources d’œuvres caritatives ou de gouvernement. C'est le projet de l'Open Bank Project, mené par une équipe de chercheurs de l’ITEA2 (Information Technology for European Advancement). Elle développe une API permettant aux entreprises et institutions de créer plus facilement des applications pour choisir le niveau de transparence de leurs comptes. Et pour faciliter l'échange des informations avec les internautes. "On peut par exemple imaginer qu’une entreprise crée un groupe d’actionnaire sur Facebook et qui décide de publier ses comptes via ce réseau social et l’application qui utilise l’APIOpenBank", explique Simon Redfern, porteur du projet.

Développer une API …

Et d'ajouter : "cela uniquement aux personnes qui font partie du groupe, comme les actionnaires". La solution est capable d’être développée pour de nombreux logiciels, plates-formes d’échanges de données et systèmes d’information. Elle permettra de lire et de transmettre  des données financières. Fidor Bank AG, une banque allemande s’est déjà lancée dans le projet. Elle y voit une manière de faciliter les transactions bancaires avec plus de transparence, et d’interactivité pour les associations et les entreprises et surtout de participer à la lutte contre le blanchiment d’argent.

…pour faciliter la transmission d’informations bancaires et la transparence 

L’objectif pour la banque est de dépasser le simple fait d’avoir un profil sur Facebook mais de pousser les utilisateurs à utiliser leurs services via les média sociaux. Pour information, les responsables du projet ont rappelé, à l'occasion du Lift, que la fraude et la corruption représentent près de 30 milliards d’euros dans l’Union Européenne. Et d’après une étude menée par la Commission Européenne en 2009, près de 80 % des Européens considèrent que la corruption est un problème dans leur pays.

Rédigé par Maxime Besson Vivenzi