La société RealNetworks a annoncé lundi la mise en place de ses propres DRM (Digital Rights Management) pour sa plate-forme de téléchargement Rhapsody. Ceux-ci...

La société RealNetworks a annoncé lundi la mise en place de ses propres DRM (Digital Rights Management) pour sa plate-forme de téléchargement Rhapsody. Ceux-ci ont été nommés Rhapsody DNA. Real, qui utilisait jusqu'à présent la technologie Play For Sure de Microsoft, signe ainsi la fin de son partenariat avec la firme de Redmond.
 
Les DRM, ou Gestion des Droits Numériques, ont pour objectif de contrôler par des mesures techniques de protection l'utilisation faite des œuvres numériques. Motif de l'abandon du système Microsoft : selon Real, ces derniers seraient source d'erreurs et de problèmes. Une raison officielle ? Rappelons que Microsoft va bientôt lancer un baladeur numérique, le Zune.
 
La rupture de cette alliance, qui n'aura duré qu'une année, ne défavorisera pas les internautes qui possèdent toujours du contenu téléchargé sur Rhapsody et protégé par les DRM Play For Sure. Ceux-ci pourront être encore utilisés, avec quelques restrictions, cependant. En effet, si Real a annoncé assurer le support de chaque technologie, les contenus protégés par les systèmes de DRM Rhapsody DNA seront plus riches. Pour les obtenir, une simple mise à jour du lecteur sera nécessaire.

Rhapsody proposera désormais des titres protégés par son propre système DRM(cliquez pour agrandir)
Cette décision suit celle du partenariat annoncé entre Real et Sandisk pour lancer une gamme de baladeurs compatibles avec les fichiers téléchargés sur Rhapsody. L'éditeur de logiciels, qui souhaite ainsi concurrencer directement la formule d'Apple avec iPod et iTunes, voulait simplifier au maximum le processus de téléchargement pour l'internaute. A ce sujet, Dan Sheeran, vice-président de Real, a en effet expliqué que "le fait qu'une société fasse le baladeur, une autre le système de protection, et une le service n'a pas de sens".
 
Entre formules inédites et nouveaux systèmes de protection, la concurrence s'annonce rude dans le secteur du téléchargement légal. Les écueils aussi : outre les difficultés que Microsoft affronte avec son système de DRM, soit abandonné (par des plates-formes comme eMusic ou MySpace qui proposent des titres sans système de protection), soit détourné par certains logiciels, la multiplication de leurs propres DRM par des marques comme Apple, Sony, Nokia et Real, risquent d'entraîner une lassitude des utilisateurs pour la musique payante.
 

 
(Atelier groupe BNP Paribas – 20/09/2006)