Le temps de chargement d'une page pourrait devenir un critère dans le classement des liens sur des moteurs comme Google. Or en Grande-Bretagne, une partie des sites les plus populaires dépasse le seuil dit acceptable.

Le temps de chargement des pages web sera de plus en plus considéré comme un facteur de succès important cette année pour les sites, rapporte Greenlight dans une étude. Et ce, quand on y accède depuis un moteur de recherche, et plus particulièrement Google. Or le problème, c'est qu'en Grande-Bretagne, une moyenne de quatre des sites les plus populaires sur cent dépasse le seuil acceptable dans le chargement de leur page. Ce seuil, défini par Google, a été reprécisé à l’occasion par l’institut d’études à 4,97 secondes. Si l'agence rappelle ces chiffres, c'est parce que Google avait déjà parlé d'intégrer cette donnée de temps de chargement dans les critères de son Quality Score. Autrement dit, plus un site se chargera rapidement, meilleure sera sa "note" et par là même son classement sur le moteur de recherche. Au contraire, plus il dépasse le seuil, moins il est valorisé et plus le coût au clic lui est élevé. Selon Greenlight, cette prise en compte du temps de chargement dans le classement pourrait s'élargir au référencement naturel des sites sur le moteur.
La vitesse a un impact sur le référencement du site
Ce dernier voulant intégrer cette donnée dans les algorithmes qu’il utilise pour le référencement naturel. Plus un site se chargera rapidement, meilleurs seront les résultats dans les moteurs de recherche. "Ironiquement, la lenteur de chargement des pages est un problème qui se résout facilement",explique Andreas Pouros, de l'agence."Les entreprises doivent se concentrer sur la diffusion des contenus, le contrôle du cache, et ne pas hésiter à réduire tout simplement le nombre de requêtes http que leurs pages effectuent". Dans le détail, l’étude révèle que le site britannique qui se charge le plus rapidement est celui d’Argos, avec une moyenne de 0,29 seconde (Google n’entrant pas dans le classement, mais dépassant largement l’ensemble des sites étudiés, avec une moyenne de 0,11 secondes).
Au bout de huit secondes, l’internaute abandonne sa requête
A l’inverse, la page du site web le moins performant de l’étude met jusqu’à quinze secondes pour se charger. Un délai bien trop important, selon l’institut d’études, qui explique qu’au bout de huit secondes, l’internaute abandonne habituellement sa requête, en quittant le site web pour un autre. L’étude menée par l’agence Greenlight s’est faite en dehors des pics saisonniers, et au même moment de la journée pour l’ensemble des cent sites britanniques étudiés, avec plusieurs requêtes pour chacun d’entre eux afin d’obtenir une moyenne acceptable. L'étude doit cependant être prise pour ce qu'elle est : soit un rapport publié par une agence de "search marketing".