Onecub propose aux internautes un compte unique pour gérer toutes leurs inscriptions en ligne et leur relation avec les marques en se basant sur la boîte mail.

La relation client va-t-elle laisser place à la relation vendeur ?

Le consommateur, au centre de sa relation avec la marque ? La tendance prend de l'importance. L'Atelier avait identifié Shopilly, qui mise sur l'email pour centraliser la communication. Cela, en proposant une adresse dédiée aux échanges entre acheteurs et marques. Dans cette veine, Onecub une start-up française lance un outil web qui permettrait aux internautes de gérer leur relation avec leurs fournisseurs de biens et de services en ligne, appelés ici partenaires. Lancé au début du mois de novembre en version bêta, le système structure les informations reçues dans leur boîte mail dans différentes catégories comme administration, e-commerce, voyage, immobilier... L'idée pour Olivier Dion, co-fondateur de Onecub, "c'est de remettre l'individu au centre de l'utilisation en lui redonnant le contrôle de ses données". Mais surtout, le boom des services en ligne comme le e-commerce soumet les internautes à de nombreuses communications numériques. Et ils seraient toujours plus soucieux de la sécurité de leurs données personnelles. Pour répondre aux problèmes de l'invasion des spams commerciaux arrivant dans leurs boîtes mails, une nouvelle forme d'outil est en train de naître, basé sur le concept du Vendor Relationship Management (VRM) ou gestion de la relation vendeur, l'équivalent du CRM chez les entreprises.

Un complément de la boîte mail

En effet, l'internaute redeviendrait le maître du partage de ses données et c'est lui qui accorderait l'autorisation d'engager une relation ou non avec un fournisseur. Ils pourraient décider également quel type d'information il souhaite communiquer en fonction de chaque fournisseur. La plateforme onecub lui permet de visualiser toutes les informations relatives à ses partenaires ses services (factures, réservations, commandes). Pour ce faire, le système nécessite au début une action de l'internaute dans la classification des communications. Par la suite, cet apprentissage lui permettra de reconnaître automatiquement le type de communication comme les newsletters, les transactions, les notifications, les contacts avec le service après-vente... Les internautes pourront également donner leur avis sur les partenaires.

Onecub, une plaque tournante en devenir          

Pour autant, cela va-t-il enrailler la machine marketing? "Aujourd'hui, nous sommes dans une économie qui est dirigée par l'offre. Mais ce mécanisme arrive à une limite de vitesse et d'efficacité car les internautes marchent en manuel," nous à L'Atelier Olivier Dion. A l'avenir, nous serons davantage vers une économie d'intention, c'est-à-dire que la demande émanera de l'utilisateur. Onecub ne délaisse pas pour autant les partenaires puisque la start-up propose différents services permettant d'améliorer l'expérience utilisateur en fournissant des statistiques anonymisées sur la consommation réelle et globale des internautes. Mais la plateforme permettrait également d'affiner les offres en fonction des besoins réels des consommateurs. Le business model de Onecub reposerait d'ailleurs sur ces services BtoB. "A terme, un nouveau marché peut se créer de cette inversion de la relation internaute/marque," dit Olivier Dion.

Rédigé par Claire Cavret
Social Media Manager