Tout internaute prenant part à un réseau de téléchargement de contenu illégal serait surveillé, avance une étude américaine. Et cette surveillance serait principalement le fait des autorités et des entreprises via de faux utilisateurs...

Tout internaute prenant part à un réseau de téléchargement de contenu illégal serait surveillé, avance une étude américaine. Et cette surveillance serait principalement le fait des autorités et des entreprises via de faux utilisateurs. 
Tous les participants aux réseaux illégaux d'échange peer to peer auraient affaire à plusieurs faux utilisateurs chargés de les détecter. C'est en tout cas ce qu'avance l'étude "P2P: Is Big Brother Watching You?" publiée par un groupe de recherche de l'université de Riverside, Californie. Les instances représentatives des industries musicales et cinématographiques américaines sont en effet de plus en plus actives sur le front de la détection du partage de contenu illégal. Elles ont notamment mis en place des dispositifs reposant sur de faux utilisateurs (fake users) de ces réseaux de partage. Ce, pour mieux tracker les internautes en infraction. Les aficionados américains du téléchargement illégal ne sont désormais plus à l'abri d'éventuelles poursuites.
Des réseaux peer to peer surveillés
Les équipes de chercheurs emmenées par Anirban Banerjee du département des sciences et d'ingénierie informatique à Riverside, ont réussi à identifier et lister ces fake users. L'objectif, après identification, étant d'estimer les chances d'un internaute d'être contacté par ces "traqueurs" dissimulés, et d'éventuellement se faire poursuivre suite à un téléchargement illégal. De même cette étude permettrait une meilleure compréhension des actions entreprises par les fournisseurs de contenus pour contrecarrer le téléchargement illégal. Selon les conclusions de ces travaux, 12 à 17% des clients qu'un internaute est amené à croiser sur les réseaux peer to peer sont en effet de faux utilisateurs chargés de tracker ses derniers.

Des fournisseurs de contenu peu présents

Et plus de 70% de ces contrôles dissimulés seraient effectués par des agences gouvernementales et des entreprises privées. Les fournisseurs de contenu tels que Time Warner représentent quant à eux une part mineure des faux utilisateurs avec 0,5%. Un chiffre étonnant dans la mesure où l'on pourrait croire que ceux-ci seraient les premiers intéressés à détecter les partageurs de contenus illégaux. Rappelons que ces statistiques ont été recueillies au début de 2006 sur une période de 90 jours. Les chercheurs se sont notamment appuyés sur différentes solutions open source gratuitement accessibles pour identifier les adresses IP des fake users en activité sur le réseau de partage Gnutella.
L’Atelier BNP Paribas