Les structures sociales des universités américaines sont globalement les mêmes, qu'on les observe sur Internet ou dans la vie réelle. Des différences existent cependant en fonction de la taille des établissements.

Les réseaux universitaires en ligne fidèles à la réalité

Sur Facebook, les étudiants choisissent leur contact selon des critères très dépendants de leurs conditions de vie réelles. C’est ce qu’on peut conclure d’une étude de chercheurs des universités de Caroline du Nord et d’Oxford. D’après eux, les principaux critères permettant de déterminer les liens en ligne entre différents individus d’une même université concernent l’âge, la matière étudiée et le lieu de résidence. Il existe cependant des différences en fonction de la taille et du prestige des différentes institutions. Ainsi, les très grosses universités accueillent plus d’étudiants provenant d’un même lycée, et ce critère entre donc plus en compte qu’ailleurs dans la mise en place de connections en ligne. Dans des universités très prestigieuses, comme la California Institute of Technologies, l’appartenance à une association étudiante (les fameuses fraternités) est également plus déterminante qu’ailleurs dans la structure des réseaux sociaux.

Le lieu de résidence plus important dans les réseaux féminins

Autre donnée intéressante, les étudiantes auraient une propension plus forte que leurs homologues masculins à créer des contacts en ligne avec des personnes vivant dans leur résidence. Les réseaux masculins seraient au contraire plus diversifiés. Pour arriver à ces résultats, les chercheurs se sont intéressés aux réseaux Facebook complets de 100 universités américaines, tels qu’ils étaient constitués à une date donnée de septembre 2005. A cette époque, il n’était possible de s’inscrire au réseau social que si l’on possédait une adresse mail universitaire (c'est-à-dire terminant par « .edu »). La plupart des liens entre les différents membres du site étaient essentiellement internes à chaque université et les chercheurs ont donc considérés séparément les réseaux de chaque institution.

Etudier les réseaux à différents stade de formation

Partant des données qui y étaient accessibles, ils ont examiné la structure de ces réseaux à l’aide d’algorithmes et les ont comparés. Bémol cependant : la date choisie par les auteurs pour récolter les données de leur étude. En septembre 2005, le réseau social de Marc Zuckerberg n’était en service que depuis un an et demi et sa structure a beaucoup évolué depuis. Les auteurs retournent cet argument en expliquant que les résultats de leur étude pourrait servir pour étudier la formation des réseaux sociaux en ligne à différents stades de développement. En 2005, toutes les universités n’avaient en effet pas encore adopté Facebook avec la même intensité.