La RIAA (Recording Industry Association of America) reprend du service, en lançant aujourd'hui un nouvel assaut contre le piratage de musique en ligne. 531 personnes suspectées de téléchargement...

La RIAA (Recording Industry Association of America) reprend du service, en lançant aujourd’hui un nouvel assaut contre le piratage de musique en ligne. 531 personnes suspectées de téléchargement illégal se sont ainsi vues signifier qu’elles seraient poursuivies en justice, et devraient se présenter devant les tribunaux de Philadelphie, Atlanta ou encore d’Orlando.

Comme la RIAA le dit elle-même, il s’agit là d’un « message » aux internautes qui téléchargent gratuitement sur Internet, leur signifiant que leur activité est illégale et qu’elle menace « l’avenir de la création de musique ». Même si les services de téléchargement payant et légal clament haut et fort qu’ils reçoivent de plus en plus de visites d’internautes, il semblerait que cela ne calme pas l’ire des majors, et de leur représentante, la RIAA.

Cette dernière attribue la baisse des ventes de compact disc (de 943 à 803 millions de dollars entre 2000 et 2002) au téléchargement illégal. Une affirmation que les experts contrecarrent quelque peu, ajoutant que c’est plutôt la possibilité d’acheter ou de télécharger gratuitement des titres musicaux à l’unité qui est responsable de la baisse des ventes de disques.

Ils rappellent d’ailleurs à l’occasion que c’est l’industrie musicale qui a imposé un modèle d’albums contenant une dizaine ou une douzaine de titres. Certains analysent donc la tendance actuelle comme un retour aux premières amours des mélomanes pour des formats comme le 45 tours des « années rock’n’roll ».

Sur le plan juridique, la décision d’une cour de justice fédérale en décembre a rendu illégale l’exigence formulée par l’industrie musicale auprès des FAI d’obtenir les identités des internautes qui téléchargent de la musique. Depuis, la RIAA a engagé une procédure, baptisée "John Doe", qui consiste à identifier les internautes qui téléchargent de la musique illégalement grâce à leur adresse Internet.

(Atelier groupe BNP Paribas – 18/02/2004)