câble. Alors que le câble est parti il y a environ quinze ans et que le premier bouquet satellite a été lancé fin 1995, le câble et le satellite affichent aujourd’hui, respectivement environ 1,5 mi...

câble. Alors que le câble est parti il y a environ quinze ans et que le premier bouquet satellite a été lancé fin 1995, le câble et le satellite affichent aujourd’hui, respectivement environ 1,5 million d’abonnés. Selon les courbes tendancielles, le satellite s’apprête à distancer très nettement la diffusion par câble. Dans sa dernière lettre d’information, le CSA prévoit que le nombre d’abonnés au câble sera toujours loin des 2 millions après l’an 2000. Ils sont très exactement aujourd’hui 1 536 000 foyers abonnés.

Dans ce domaine, la France figure en tête des pays européens (une fois n’est pas coutume) grâce à la souplesse de la réception satellite et en particulier des bouquets numériques. CanalSatellite et TPS totalisent aujourd’hui 1 500 000 abonnés et s’attendent à toucher les 3 millions à l’horizon 2000.

Pouvant représenter un acteur important en téléphonie locale et constituant aujourd’hui une voie de distribution ou redistribution importante des chaînes thématiques, le câble n’est pas tout à fait mort économiquement. Il existe actuellement plus d’une centaine de chaînes thématiques, dont 37 d’origine européenne et 3 offrant des services radiophoniques. Déficitaires pour la plupart, les chaînes thématiques ont réussi à capter 3 % du marché publicitaire à la télévision, soit 420 millions de F. En 1997, leur chiffre d’affaires s’est élevé globalement à 1,7 milliard de F. Pour valoriser son offre, le câble va devoir multiplier les services interactifs, Internet et la téléphonie. Trois opérateurs, Lyonnaise Câble, France Télécom et NC Numéricâble dominent ce marché. Avec 28 % du marché, France Télécom occupe la première place. De son côté, implanté dans les villes moyennes, EDF gère 13 % des abonnés au câble. Pour vendre ses réseaux, l’opérateur serait actuellement en négociation avec des opérateurs américains. (La Tribune - 1er/10/1998)