Ces plates-formes sont désormais considérées par nombre d'utilisateurs comme un moyen d'alerter efficacement les secours, et constituent une opportunité pour ces derniers d'agir plus efficacement sur les zones de l'évènement.

Les sites communautaires de plus en plus utiles en cas d'urgence

En cas d'urgence, les média sociaux sont de plus en plus utilisés en tant que moyen d'obtenir de l'aide, démontre une enquête réalisée par la Croix-Rouge américaine auprès de plus de 2000 Américains. Selon cette dernière, si le téléphone continue d'être considéré comme le moyen le plus sûr d'obtenir une aide rapide et efficace dans n'importe quelle situation, les utilisateurs de média sociaux n'hésitent plus à recourir à ces derniers pour communiquer et s'informer. Toutefois, de profondes disparités apparaissent parmi les personnes interrogées, selon que celles-ci l'ont été par téléphone ou par Internet.

Les utilisateurs réguliers de médias sociaux les voient comme un outil privilégié

Ainsi, il apparaît que les personnes interrogées via le Net sont de fervents partisans de l'utilisation des média sociaux en cas d'urgence. Qu'il s'agisse de Twitter, de Facebook, ou encore d'applications smartphones, tous sont considérés comme des moyens efficaces de communiquer avec ses proches, d'alerter les secours, ou encore d'obtenir des informations sur la situation (en cas de tempête ou de raz de marée par exemple). Comme le précise Wendy Harman, directeur de la stratégie sociale de la Croix-Rouge américaine, "en cas de désastre, les médias sociaux s'inscrivent de plus en plus comme des maillons essentiels de la chaîne d'information".

Vers une généralisation de l'usage des médias sociaux

A l'inverse les personnes interrogées par téléphone affirment privilégier les médias dits "traditionnels" ainsi que le téléphone, et avouent ne pas vraiment faire confiance aux informations véhiculées par les média sociaux. Toutefois, il est intéressant de noter qu'en cas de demande d'aide via un réseau social, plus de 35% d'entre elles s'attendent tout de même à recevoir cette aide en moins d'une heure. Trevor Riggen, directeur du service désastre de la Croix-Rouge, conclue ainsi: "Appeler le 911 est toujours la meilleure chose à faire lorsqu'une personne a besoin d'assistance, mais l'étude démontre que les réseaux sociaux constitue une opportunité non négligeable pour les secours ou les ONG, qui gagneraient à s'impliquer plus au sein de ceux-ci".