L'ordiphone permet d'engager plus facilement l'utilisateur : connexion quasi permanente, contenu interactif et visuel, géolocalisation...

Le smartphone, moteur de la publicité en ligne

Aux Etats-Unis, la montée en flèche des ventes de smartphones pousse les annonceurs à s'intéresser à ce type de supports pour réaliser des campagnes. Le marché de la publicité mobile a augmenté de 17% entre janvier et avril 2011 tiré notamment par la hausse de 37% des publicités sur les smartphones. Cela représente près de 900 millions de pages publicitaires vue sur le trimestre. Le cabinet américain InMobi souligne ainsi que la croissance de ce type de publicité est beaucoup plus rapide que le marché global qui a de son côté augmenté d'environ 11% sur la même période. Le smartphone intéresse les annonceurs car "il représente un canal marketing à fort potentiel", souligne Anne Frisbie, vice Présidente de Inmobi.

Les avantages du smartphone

"En effet, les mobinautes sont presque toujours connectés, les marques peuvent créer du contenu plus interactif et immerger ainsi les consommateurs dans un univers propre", ajoute-t-elle. Aujourd'hui, outre-Atlantique, 80 % des publicités sur les mobiles se font sur des smartphones. Le défi est du coup de s'adapter aux différents supports. En effet, c'est Android qui intéresse le plus les publicitaires. A lui seul, il représente près d'un tiers des publicités sur mobile; pour autant, sur la période, Apple avec l'iPhone gagne largement du terrain puisqu'il représente désormais également un tiers du marché de la publicité mobile avec une augmentation de l'ordre de 10%.

Apple gagne des parts de marché

Au niveau mondial la concurrence est rude entre les différents constructeurs pour attirer le plus les publicitaires. Sur avril 2001, Apple a augmenté de plus de 16 % le nombre de pages publicitaires. Même si Nokia perd du terrain avec une baisse de l'ordre de 0,6%, il reste en tête avec plus de 6 milliards de pages, soit un milliard de plus qu'Apple. Android quant à lui gagne moins de part de marché qu'Apple mais reste juste devant. Dans tous les cas, comme l'explique James Lamberti en charge du marketing chez InMobi "c'est le marché des applications qui semble tirer son épingle du jeu comme support plus que l'Internet mobile" .