L’entreprise de l’économie à la demande expérimente une offre alternative à la livraison.

La startup de livraison Instacart teste un service « à emporter »

Depuis sa création, l’entreprise Instacart qui propose à ses utilisateurs de demander à un voisin « personal shopper » rémunéré de faire leurs courses pour eux, a déjà testé différents modèles de livraison, optant tantôt pour des chauffeurs Uber, tantôt pour sa propre flotte de livreurs. Désormais, elle essaye un dispositif n’incluant… aucun livreur. Avec cette nouvelle formule, expérimentée dans un petit nombre d’enseignes à travers les Etats-Unis, les employés du magasins s’occupent eux-mêmes de préparer les commandes passées par les utilisateurs via le site ou l’application Instacart, utilisateurs qui n’ont ensuite plus qu’à récupérer leurs commandes au magasin.

Pour Instacart, ce dispositif permet de faire des économies de main d’oeuvre, dont l’économie à la demande est très gourmande, tout en bénéficiant de l’expertise des commerçants qui connaissent parfaitement leur magasin. Les supermarchés, quant à eux, disposent du logiciel d’Instacart, qui prend en charge les paiements, suggère des produits de remplacement en cas de pénurie, soigne l’expérience utilisateur et offre une assistance en cas de problème. Pour l’utilisateur, la livraison n’est pas toujours nécessaire, surtout lorsqu’il s’agit d’un commerce de proximité, et c’est principalement la perspective de s’éviter l’errance dans les rayons et la queue au moment de payer qui est alléchante. Sur le papier, chacun y trouve son compte : reste à voir comment le modèle résiste à l’épreuve du feu.

 

 

 

Rédigé par Guillaume Renouard