Au cours du 15è Salon Antennes qui vient de fermer ses portes à Paris dimanche 28 septembre (voir la revue de presse du 25/09), CanalSatellite et TPS ont présenté leurs solutions pour la réception c...

Au cours du 15è Salon Antennes qui vient de fermer ses portes à Paris dimanche 28 septembre (voir la revue de presse du 25/09), CanalSatellite et TPS ont présenté leurs solutions pour la réception collective des bouquets de programmes numériques. 9 millions des 21,5 millions de foyers français habitent, selon l'INSEE, des immeubles collectifs. Pour une fois alliés, les deux bouquets français ont décidés de prospecter cet énorme gisement d'abonnés potentiels. Responsable du département collectif de CanalSatellite, Patrick Raillard évalue "son coeur de cible à 5,7 millions de foyers". Christian de Pennart, directeur général adjoint en charge des opérations commerciales chez TPS estime pour sa part que "95 % des immeubles ne permettent pas encore d'acheminer des signaux numériques". Afin de "sensibiliser" le secteur de l'habitat collectif, CanalSatellite et TPS tout en reconnaissant que "c'est un travail de longue haleine" tentent de séduire les syndics, les professionnels de l'immobilier et les copropriétaires pour faire décider, voter et démarrer les installations dans les immeubles de paraboles collectives. Chacun des deux concurrents prévoient les premières installations de paraboles collectives pour la fin 1998 ou le début de 1999. Tous deux sont épaulés dans leur campagne par l'Association nationale de la réception télévision (Anpret). Présidée par Cédric Davy, cette dernière milite activement pour faire adopter un amendement faisant "obligation aux promoteurs immobiliers d'inclure une parabole collective lors de la construction d'immeubles neufs" dans la prochaine loi audiovisuelle. Chaque année, il se construit 256 000 logements neufs. Un amendement en faveur de la réception collective par satellite avait été adopté en première lecture par l'ancienne majorité politique avant la dissolution. CanalSatellite, TPS et l'ANPRET mettent le prix en avant parmi leurs arguments. "Le coût moyen de l'acheminement de la télévision numérique dans chaque appartement est évalué à 1 500 F" selon les deux satello-opérateurs. Le coût moyen de la prise ressort aux environs de 2 000 F (+ 10 à 15 F de contrat d'entretien), selon une étude des offices HLM, "Trop cher" répondent les câblo-opérateurs . Le câble revendique un prix de prise de 1 000 F. Selon Cédric Davy "ce tarif ne tient pas compte des travaux de voirie. Au total, le prix d'une prise câble approche des 7 500 F". Le câble réclame en outre "l'égalité de traitement avec le satellite". De plus, seul le câble pourra offrir Internet à haut débit et le téléphone selon Michel Rager de la Lyonnaise Câble. (Le Monde - 28/29/09/1997)