Bourse. Les deux chaînes de télévision du groupe mexicain TV Azteca, privatisées en 1993 au profit d'un homme d'affaires Ricardo Salinas ont enregistré une spectaculaire progression de leur chiffr...

Bourse. Les deux chaînes de télévision du groupe mexicain TV Azteca, privatisées en 1993 au profit d'un homme d'affaires Ricardo Salinas ont enregistré une spectaculaire progression de leur chiffre d'affaires. En plaçant plus de la moitié des actions concernées au New York Stock Exchange et le reste à Mexico, TV Azteca vient de céder au marché 18,5 % de son capital pour 526 millions de dollars. Alors que le prix initial fixé entre 15 et 17 dollars avait été relevé à 18,25 dollars, dès le premier jour l'action terminait sur le marché américain à plus de 19 dollars. L'introduction en Bourse de TV Azteca est la plus importante opération du genre depuis la dévaluation du peso en 1994. Son succès s'explique par sa capacité à avoir, en moins de quatre ans, ravi 25 % des parts de marché au puissant consortium mexicain Televisa. Entre 19 h et 23 h, tranche horaire la plus rentable pour les recettes publicitaires, les deux chaînes de TV Azteca totalisent plus de 35 % de pars de marché en prime time. Le groupe a ainsi multiplié son audience par 4, entre 1993 et 1997. Son chiffre d'affaires a progressé de 93 % en 1996. Face aux 4 chaînes de Televisa, ses programmes de "telenovelas", séries à l'eau de rose particulièrement appréciées par les mexicains, ses programmes comiques et même ses journaux télévisés ont permis cette fulgurante ascension. En revanche, alors que Televisa est déja présent au sein du bouquet Sky de Murdoch sur l'Amérique Latine, partenaire également à la plate-forme espagnole Via Digital, TV Azteca ne n'est pas encore lancé dans la télévision numérique nécessitant de gros investissements. TV Azteca accuse une autre faiblesse, en avril dernier son alliance avec l'américain NBC conclue en 1994 s'est rompue. Le groupe américain demande à TV Atzeca des arriérés de 5,2 millions de dollars et a trouvé très mal choisi le moment pour l'introduction en Bourse du groupe mexicain. S'étant rués sur le titre, les investisseurs semblent d'un autre avis. (Les Echos - 20/08/1997)