Le MIT propose une méthode dédiée à fluidifier la circulation des informations qui circuleront. Celle-ci crypte et mélange les contenus, qui sont triés directement chez le récepteur.

La TV connectée a besoin de bande passante adaptée

La télévision dite connectée soulève notamment des questions techniques, par exemple au niveau de l’allocation de la bande passante, rappelle le laboratoire d'électronique du MIT. Cela, au vu du nombre important de données qui circuleront. En effet, cette dernière permettra de voir des vidéos en streaming en même temps que ses amis tout en pouvant échanger des commentaires. De plus, la prolifération des appareils nomades multimédias concourt à d’importantes demandes de bande passante. Autant d’évolutions technologiques qui nécessitent une optimisation des réseaux, auxquels le laboratoire veut répondre en proposant un modèle de réseau codé.

Fluidité

Dans une connexion traditionnelle, les paquets de données sont reliés de la source à la destination par des routeurs, qui lisent les informations utiles en laissant les autres de côté. Ici, avec le codage de réseau, les contenus de différents paquets sont mélangés : chez le récepteur un ordinateur permet de trier les données et par conséquent, chaque paquet hybride représente le contenu de plus d’un paquet traditionnel, ceci afin d’économiser et d’optimiser les allocations de bande passante. Selon les responsables du projet, cela permettra d'assurer une connexion plus fluide malgré une importante quantité de données en circulation.

Sécurité

L’hybridation des paquets les rend par ailleurs indéchiffrables, ce qui, estiment les chercheurs, améliorera dans les deux sens la sécurité du contenu partagé par les utilisateurs et les fournisseurs de service. Une fois les paquets décodés, il est donc possible d’accéder à des données de type traditionnel. Via cette méthode de codage, les scientifiques jugent qu'il sera possible de contrôler son accès tout en délivrant aux utilisateurs les clefs pour décrypter les vidéos qu’ils ont demandé.