Si la ponctuation, les émoticônes et les mots transmettant une émotion améliorent le potentiel d'écho sur le site de micro-blogging, il n'en reste pas moins que les marques doivent rester en phase avec leurs communautés.

Sur Twitter, l'émotion compte pour gagner en audience

Sur Twitter, un message voit son audience se multiplier s'il est retweeté : il suffit qu'il le soit une fois pour toucher à un millier de personnes. Ainsi des chercheurs allemands de l'Université de Koblenz-Landau se sont intéressés aux possibles facteurs qui amélioreraient la quantité de retweets. Il s'avère à ce titre que les tweets intégrants des liens, des mentions ou  des hashtags sont déjà plus populaires. Mais d'autres facteurs, de prime abord plus subjectifs, entrent en jeux. Par exemple, ceux intégrant des points d'exclamation sont moins repris, à l'inverse des points d'interrogation. L'étude montre également que les messages contenant des mots forts comme "excellent" ou d'autres moins polis peuvent toucher plus d'audience.

Un constat à nuancer ?

"Mais pour les marques, la question est plus délicate car il faut s'adapter à son bassin d'audience", explique à L'Atelier Magali Huot, chef de projet web chez Social Media Mix, une agence spécialisée dans la communication digitale et le community management. "On peut en effet adopter un ton décalé, mais rester sérieux. Par exemple pour des clients dont l'audience est le milieu de la finance, on adoptera une ponctuation dynamique". A contrario, si les followers sont de jeunes mamans, les tweets devront être plus posés, explique-t-elle.

Rester efficace

Quoi qu'il en soit, l'étude recommande aux abonnés de rester efficaces, et de respecter les thèmes principalement abordés sur le site, comme par exemple les réseaux sociaux ou encore l'économie. Autre constat, il apparaît que les mauvaises nouvelles font davantage d'audience. "Cela se confirme notamment quand il s'agit d'informations financières, ou encore des catastrophes naturelles..." explique Magali Huot. Pour en arriver à l'ensemble de ces conclusions, les chercheurs se sont basés sur une étude empirique. Ils ont extrait une base de 60 millions de tweets provenant de 4,5 millions d'utilisateurs et les ont classés en fonction de différents facteurs (type de langage, smileys, expression de sentiments etc.)