Selon une étude de l'Association des jouets de marques (AJM) réalisée par NDP Group sur les perspectives de croissance et de développement de ce nouveau canal de distribution, centrée sur le marché ...

Selon une étude de l'Association des jouets de marques (AJM) réalisée par NDP Group sur les perspectives de croissance et de développement de ce nouveau canal de distribution, centrée sur le marché américain, révélée par le magazine Points de vente du 24/11, 32 % des internautes américains ont déjà visité un site de vente de jouets en ligne. 89 % d'entre eux ont déjà acheté un jouet en ligne, soit environ 29 millions de personnes (30 % des internautes américains). 33 % de ces acheteurs mettent en avant la possibilité d'acheter à toute heure et 27 % d'acheter au meilleur prix. La majorité de ces acheteurs sont prêts à renouveler l'opération dans les six prochains mois. Les achats en ligne de jouets devraient représenter à Noël 99, 7 % des achats de jouets aux Etats-Unis, contre 84 % pour les achats en magasins traditionnels. Toutefois, selon l'étude, quatre jouets sur cinq achetés en ligne se substituent à l'achat d'un produit identique en magasin. Le risque de cannibalisation semble donc plus élevé pour les ventes de jouets que pour les ventes de livres par exemple. La très faible rentabilité de ce secteur, grevée par la pression exercée sur les prix par les hypermarchés, la forte saisonnalité des ventes et les coûts de distribution élevés, rendent la concurrence sur le secteur extrêmement rude . Ainsi, malgré un investissement de 80 millions de dollars dans sa division commerce électronique, Toys'R'US n'a pas réussi à s'imposer face aux "pure players" d'Internet que sont eToys (10 000 références en ligne en partenariat avec AOL), KB Toys ou Amazon. Bien que ne sous estimant pas les risques de cannibalisation possible entre les magasins et leurs sites, les enseignes françaises préfèrent organiser elles-mêmes leur propre concurrence. (Christine Weissrock - Atelier Paribas)