Selon une enquête présentée à l'ouverture demain à Lyon de Multimédiaville, les collectivités locales intègrent de plus en plus les nouvelles technologies dans leurs stratégies de développement. P...

Selon une enquête présentée à l'ouverture demain à Lyon de Multimédiaville, les collectivités locales intègrent de plus en plus les nouvelles technologies dans leurs stratégies de développement. Pour cette enquête, des questionnaires ont été adressés à l'ensemble des villes de plus de 10 000 habitants. 362 réponses, soit 42,8 % des villes ont été exploitées. Alors qu'en 1997, seules 11 % des villes interrogées avaient réalisé un site Internet, elles sont 47 % à l'avoir fait aujourd'hui. 20 % des villes déclarent posséder un intranet, contre 3 % seulement il y a deux ans. Selon l'enquête "les chiffres sont tout aussi spectaculaires en matière de réseaux". 10 % des villes ont construit une boucle locale en groupement fermé d'utilisateurs, contre 1 % seulement en 1997. D'après les auteurs de l'enquête "il ne s'agit certainement plus d'une mode, les projets se multiplient : 24 % souhaitent construire une boucle locale, 20 % un réseau câblé, 45 % préparent leur site Internet et 48 % souhaitent mettre en place un intranet. Il en va de même pour les réseaux câblés, 18 % des villes souhaitant en avoir un". Les maires interrogés mettent en avant en priorité "l'information des citoyens", "l'amélioration du fonctionnement administratif", "le développement économique", "l'amélioration de la vie démocratique" loin devant "le développement du tourisme" ou "la valorisation du patrimoine". 76 % des villes jugent prioritaires les services multimédias. Avec les nouvelles technologies de l'information, elles estiment disposer "de tous les éléments pour jouer le rôle qu'elles pensent être le leur, celui d'incitateur et de fédérateur". Cependant, la grande majorité des villes envisagent assez pe de devenir des acteurs de la société de l'information "elles veulent mettre les réseaux de télécommunications à leur service, mais hésitent quant aux meilleures voies à suivre et marquent une position attentiste eu égard au flou juridique qui demeure pour définir ce qui est de leur compétence". 54 % d'entre elles souhaitent toujours être clientes des services fournis par les opérateurs et n'ont aucune intention de s'engager parmi les acteurs commerciaux du marché. Bien que les tarifs soient jugés "moyens" (33 %) ou "insatisfaisants" (23 %), les villes trouvent l'offre des opérateurs globalement satisfaisante "mais en l'absence de concurrence effective, 24 % des collectivités locales se refusent à émettre une opinion". (Les Echos - 22/06/1999)