Alors qu’aucun État américain n’a encore statué sur la livraison de marchandises par drone, des robots terrestres et autonomes seront officiellement autorisés à circuler dans les rues des villes de Virginie dès l’été prochain.

La Virginie, premier Etat américain à autoriser les robots-livreurs

La Virginie entre dans l’histoire de la robotique. Elle est en effet le premier État américain à autoriser la livraison de colis par le biais de robots. Selon une loi votée vendredi dernier par le gouverneur de Virginie, ces robots - livreurs seront autorisés à se déplacer sur les trottoirs et les passages piétons des villes de l’État à partir du 1er juillet prochain. Ils ne pourront circuler à plus de 10 miles par heure (soit l’équivalent de 15 kilomètres par heure) et se limiteront à une charge de 22,5 kilogrammes. La loi précise également que bien qu’autonomes, ils devront être en permanence contrôlables à distance. De plus, même si l’État vient de légiférer sur le sujet, il appartient à chacune de ses villes de décider, ou non, de les employer au sein de sa propre communauté, comme de choisir une vitesse d’exécution en deçà de ce que préconise la loi.

Starship Technologies

Une annonce qui sourit indéniablement aux start-up Dispatch, Savioke ou encore Starship Technologies. Cette dernière a d’ailleurs été sollicitée pour contribuer à l’élaboration du texte de loi. Le dernier kilomètre demeure encore aujourd’hui une problématique coûteuse pour les logisticiens et les retailers. Les acteurs historiques de l’automobile croient, quant à eux, fortement en les drones, et ce bien que la législation n’ait pas encore avancé sur la question. Mercedes présentait ainsi au dernier CES son concept de van équipé de drones pour faciliter la livraison, faisant écho au concept de véhicule autonome de Ford, révélé au Mobile World Congress.

Nathalie Doré, CEO de l’Atelier BNP Paribas North America, s’était d’ailleurs intéressée lors de sa venue au dernier CES, au projet français TwinsWheel, qui adresse cette problématique du dernier kilomètre grâce à des robots terrestres autonomes.

Rédigé par Pauline Canteneur