Devant proposer prochainement un accès à Internet haut débit par satellite, Canal + mise sur la "Web TV", c'est-à-dire l'accès à Internet sur une télévision. Elle n'est pas la seule à le faire, la L...

Devant proposer prochainement un accès à Internet haut débit par satellite, Canal + mise sur la "Web TV", c'est-à-dire l'accès à Internet sur une télévision. Elle n'est pas la seule à le faire, la Lyonnaise Câble, France Télécom et EDF s'y intéressent aussi "ce nouveau concept plaît autant car il permet de se passer des micro-ordinateurs". En théorie, un simple appareil branché sur la télévision permet à n'importe qui, pour pas cher, de surfer sur Internet. Equipé des périphériques multimédia nécessaires, ce terminal d'un coût inférieur à 3 000 F (moitié moins qu'un PC), vendu en grande surface, ne nécessite aucune connaissance en informatique. Canal + envisagerait d'intégrer cette technologie à l'intérieur des décodeurs numériques pour le satellite, supprimant ainsi un boitier. Comme l'explique CanalSatellite "le terminal numérique permet déjà des applications online. Le téléspectacteur choisit s'il veut regarder des films en version originale ou doublée et il peut payer avec sa carte bleue en toute sécurité". Toutefois, pour l'instant Canal + ne se limiterait qu'à une connexion Internet. Il faut dire que les premiers appareils vendus au grand public n'ont pas rencontré le succès espéré. En un an, aux Etats-Unis, Microsoft n'a vendu que 200 000 Web TV et en France, la société Netgem n'a écoulé que 2 000 terminaux Netbox. Comme l'explique Pierre Bouriez de Lyonnaise Câble "les études qui ont été faites sur le marché des décodeurs Internet pour la télévision montrent que le PC et la télévision ne sont pas installés dans la même pièce. L'usage des deux outils est séparé, voire contingenté". Cette incompatibilité entre "zappeurs" et "cliqueurs" inquiète beaucoup. Par ailleurs, la connexion à haut débit proposée par Canal + nécessite une connexion par téléphone (RTC). Or, lorsque l'on surfe sur Internet sur sa télévision, on ne peut pas se servir du téléphone ! (Le Figaro - 02/04/1998)