Il ne fait pas bon être éditeur de logiciels de peer-to-peer ces temps-ci... Les responsables de WinMX ou de Limewire, deux logiciels principalement utilisés pour l'échange de fichiers musicaux...

Il ne fait pas bon être éditeur de logiciels de peer-to-peer ces temps-ci... Les responsables de WinMX ou de Limewire, deux logiciels principalement utilisés pour l'échange de fichiers musicaux, en savent quelque chose.

Forte du jugement rendu dans l'affaire Grokster , la RIAA (Recording Industry Association of America) a récemment fait parvenir aux principaux éditeurs de logiciels de P2P des courriers les enjoignant à faire cesser les téléchargements de fichiers soumis au droit d'auteur sur leurs réseaux ( voir l'article ).

Limewire courbe l'échine...

Craignant sans doute de subir le même sort que Grokster, certains éditeurs ont préféré prendre des mesures pour ne pas s'attirer les foudres de la RIAA. Dans la nouvelle version de son logiciel Limewire, l'éditeur prend toutes les précautions possibles pour qu'on ne puisse pas l'accuser d'incitation au piratage.

Tout d'abord, il commence par demander à l'internaute qui souhaite télécharger son logiciel à quelles fins il compte l'utiliser. Si l'on répond oui à la question concernant les contenus protégés par le droit d'auteur, le téléchargement s'interrompt.

Ensuite, un filtre devrait prochainement être inclus dans le logiciel. Ce filtre analysera les fichiers qui transitent sur le réseau et bloquera automatiquement le transfert de ceux qui sont soumis au droit d'auteur. Il serait possible de contourner ce genre de protection, en attachant par exemple une licence Creative Commons aux fichiers que l'on souhaite partager, mais cette mesure devrait tout de même avoir un impact non négligeable sur le trafic enregistré par Limewire.

WinMX se fait discret...
Suite aux injonctions de la RIAA, le réseau WinMX a mis fin à ses activités dans le courant de la semaine dernière. Il n'est désormais plus possible de se connecter au réseau, et les noms de domaine appartenant à l'éditeur ne répondent plus. La RIAA aurait-elle définitivement eu raison de ce logiciel, qui faisait la joie d'une vaste communauté même s'il est assez peu connu du grand public, comparé à un eMule ou un BitTorrent ?

Pas si sûr. Selon le site Ratiatum , spécialisé dans l'actualité du P2P, la société éditrice de WinMX, pourrait s'être déplacée du Canada aux îles Vanuatu. Ce déplacement stratégique pourrait donc laisser augurer un nouveau WinMX...

BitTorrent intoxiqué

Par ailleurs, le site Slyck News nous apprenait samedi que le site Mytorrent aurait été intoxiqué par une vague de faux liens vers des fichiers soumis au droit d'auteur. Les studios hollywoodiens pourraient être à l'origine de cette attaque contre les utilisateurs de BitTorrent. Des liens à la popularité artificiellement gonflée seraient diffusés sur le site Mytorrent pour que les internautes téléchargent des fichiers incomplets ou erronés en lieu et place des films à grand succès qu'ils cherchent à se procurer.

Les plateformes de P2P, attaquées de toute part, ont du souci à se faire...

(Atelier groupe BNP Paribas- 26/09/2005)