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La blockchain pour garantir le copyright des photographies

  • 31 Jan
    2018
  • 2 min

La start-up Binded ambitionne de protéger le droit d'auteur des clichés par le biais de la blockchain.

Il n'y a pas photo, si les plateformes numériques comme Instagram, Pinterest ou Shutterstock ont permis à de jeunes artistes ou plasticiens de se faire connaître et d'y trouver une forme de rémunération, pour beaucoup d'autres le digital a représenté une menace pour leur droit d'auteur. Un dilemme presque cornélien s'est donc posé pour les jeunes photographes : se faire connaître sur les réseaux quitte à prendre le risque de sacrifier la valeur de leur œuvre originale ou se priver de cette vitrine privilégiée mais préserver les débouchés économiques traditionnels. Si l'on ajoute le piratage et l'usage illégal des photographies, très vite, on se rend compte combien il est difficile pour un photographe ou artiste numérique de valoriser et monétiser ses œuvres. Des solutions intermédiaires existent, comme l'hébergement sur des sites dédiés, mais sont connus pour ne pas rémunérer les auteurs à leur juste valeur. Pour solutionner ce problème, la start-up Binded propose à ces artistes de suivre le partage et l'usage de leurs créations par une signature invisible apposée sur l'œuvre. Par la technologie blockchain, il est donc dorénavant possible de repérer les usages abusifs des contenus en ligne. De plus, chaque œuvre protégée par la start-up est enregistrée auprès de l'US Copyright Office Registration qui en garantit la valeur légale. Rattaché aux réseaux sociaux Twitter et Instagram, le système, conçu comme un écosystème à part entière, permet de contourner les politiques parfois trop légères des plateformes d'intermédiation en termes de copyright.

Rédigé par Théo Roux