EMI ne fera finalement pas figure de pionnier dans l'abandon du DRM par une major. La maison de disques, qui avait évoqué la possibilité de libérer la musique qui lui appartient de tout verrou...

EMI ne fera finalement pas figure de pionnier dans l'abandon du DRM par une major. La maison de disques, qui avait évoqué la possibilité de libérer la musique qui lui appartient de tout verrou numérique, a fait marche arrière. Selon Bloomberg News, le groupe a annoncé mettre un terme aux pourparlers avec les distributeurs de musique en ligne, aucun accord sur les tarifs n'ayant abouti.
 
La maison de disques aurait en effet demandé aux revendeurs des prix très élevés pour la distribution de ses titres. Prix évidemment refusés par les plates-formes, qui ne veulent pas payer plus pour permettre à la major de compenser tout éventuel piratage provoqué par la vente de sa musique sans DRM. EMI ayant refusé l'offre faite en retour par les distributeurs, les négociations sont dès lors arrivées à terme.
 
Le débat sur les DRM ne devrait cependant pas être clos. Bien au contraire. En effet, une récente étude menée par Jupiter Research révélait que 62% des acteurs de l'industrie du disque européenne estiment que les systèmes de DRM constituent un frein à l'essor de la musique numérique.
 
Reste désormais à trouver une solution qui pourrait contenter toutes les parties...
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 27/02/2007)