La décision du Tribunal de Grande Instance de Paris est tombée comme un couperet. Le groupe France Télécom est accusé d'avoir diffusé des publicités mensongères sur les tarifs des communications...

La décision du Tribunal de Grande Instance de Paris est tombée comme un couperet. Le groupe France Télécom est accusé d'avoir diffusé des publicités mensongères sur les tarifs des communications d'un terminal fixe vers un téléphone portable. Dans celles-ci, il l'opérateur historique faisait valoir qu'il diminuait de 20 % les prix des appels des téléphones fixe vers les portables France Télécom.
Se penchant sur la question, l'association de consommateurs - particulièrement active - UFC-Que choisir avait vérifié les dires de France Télécom. Ses analystes se sont rendus compte que la réduction avancée par l'opérateur ne s'appliquait qu'aux appels de plus de 335 secondes, soit de plus de 5 minutes. Alors que, toujours selon l'association, la durée moyenne d'un appel fixe vers mobile est de 100 secondes environ...
L'UFC-Que choisir avait donc saisi le 15 février dernier le tribunal de grande instance de Paris, qui a statué jeudi matin : selon son jugement, "la publicité faite par France Télécom présente un caractère trompeur de nature à induire en erreur le consommateur". Résultat : la publicité est interdite, l'opérateur devra publier la décision du tribunal dans les quotidiens Le Parisien, Metro et La Montagne et enfin France Télécom devra payer 20 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que choisir.
(Atelier groupe BNP Paribas - 13/05/2005)