Retail

L'IA, nouvelle police de la contrefaçon artistique

  • 23 Nov
    2017
  • 2 min

Aux Pays-Bas, des chercheurs ont utilisé l'IA pour protéger les créations originales des contrefaçons. Ce nouveau justicier masqué de l'authenticité artistique pourrait opérer dans d'autres secteurs.

Selon les derniers chiffres de l'OCDE, le marché de la contrefaçon atteindrait près de 500 milliards de dollars, ce qui représente l'équivalent du PIB d'un pays comme l'Autriche. En plus d'entacher sévèrement leur image, cette pratique prive surtout les créateurs originaux de leur source de revenu, dont on sait qu'elles sont pour certains déjà complexes à réunir. C'est pourquoi, nombre de projets fleurissent déjà pour contrer ce fléau en progression au niveau mondial. C'est le cas notamment des chercheurs néerlandais de l'université de Rutgers, qui, en collaboration avec l'Atelier de restauration et de recherche sur la peinture, ont travaillé sur une IA qui serait capable de reconnaître une œuvre d'art authentique d'une œuvre contrefaite en s'appuyant sur un corpus recensant plus de 300 œuvres. En analysant finement les coups de pinceau et en décomposant la technique utilisée, l'IA peut donc servir de système d'identification des œuvres et en garantir la valeur. Si cette technique est parfaitement opérationnelle sur des toiles claires, il est encore difficile d'en mesurer l'efficacité sur des productions plus complexes. C'est pourquoi, ses concepteurs veulent tester leur intelligence artificielle sur des peintures impressionnistes. Cette solution innovante pourrait sécuriser le marché de l'art et se dupliquer à d'autres secteurs comme le retail, notamment dans l'univers de la mode, où la contrefaçon est un fléau capable de défaire la réputation des marques et de nuire mortellement à ses créations. Sans contrefaçon, l'IA donne le ton.

Rédigé par Théo Roux