Après avoir forcé l’admiration de la plupart des acteurs du marché phonographique mondial, il semblerait que le service de vente de musique en ligne d’Apple soit bientôt contraint de faire profil ...

Après avoir forcé l’admiration de la plupart des acteurs du marché phonographique mondial, il semblerait que le service de vente de musique en ligne d’Apple soit bientôt contraint de faire profil bas. Plusieurs affaires sont en effet venues assombrir l’avenir du magasin virtuel, quelques jours après qu’il ait annoncé avoir vendu plus de 10 millions de titres.

Une société anglaise, Apple Corp, qui gère les droits des ex-membres du groupe « The Beatles », est tout d’abord à l’origine de quelques désagrément. Un accord signé avec Apple Computer en 1991 lui assurait de ne jamais voir le fabricant informatique utiliser son nom ou son logo sur le marché de la musique. Or, l’un comme l’autre est parfaitement visible sur le service iTunes, et Apple Corp a donc décidé de porter plainte.

Les détracteurs du modèle développé par Apple ne sont pas en reste. Ils soutiennent que le rôle d’intermédiaire, joué par la firme informatique, entre les artistes et les majors est encore plus préjudiciable pour ces derniers que le système de vente de disques en magasin. Alors qu’Apple empoche 35 % de la somme payée par l’internaute, les maisons de disque récupèrent les 65 % restant et ne reversent que 8 % à 14 % de cette somme aux artistes.

(Atelier groupe BNP Paribas – 16/09/2003)