occupent l’espace géographique”. Venant de se réunir à La Rochelle, les responsables des services d’enquêtes douanières des 25 pays européens ont décidé d’approfondir leur coopération dans le domai...

occupent l’espace géographique”. Venant de se réunir à La Rochelle, les responsables des services d’enquêtes douanières des 25 pays européens ont décidé d’approfondir leur coopération dans le domaine du commerce électronique. Depuis deux ans, Michel Derrac, responsable de la lutte contre la fraude au sein de la Direction générale des douanes pilote une réflexion sur les nouveaux vecteurs de fraude liés au développement des techniques de communication. “La première mesure a été de former des équipes spécialisées et de créer une cellule de veille. Nous disposons désormais de douaniers internautes” qui surfent sur le Web, visitent les sites et les newgroups et recueillent un maximum d’informations.

Deux grands types de fraude sont liés à Internet: le non paiement des droits et des taxes et la vente de marchandises illicites “le commerce électronique est encore balbutiant en France, nous n’avons pas encore de résultats retentissants à faire valoir, sinon le démantèlement d’un trafic d’ivoire. Mais il va se développer rapidement et les douaniers doivent patrouiller sur les réseaux comme ils patrouillent sur les routes. D’où la nécessité d’une plus grande coopération internationale qui passe par un échange de savoir-faire entre les Etats, tous ne possédant pas le même niveau de technologie”. (La Tribune 15/10/1998)