jour quotidiennement. Pour un coût très inférieur à celui d’une revue imprimée, David Talbot a compris dès 1995 qu’Internet lui permettrait de lancer un magazine de haute tenue. “Salon” avec un g...

jour quotidiennement. Pour un coût très inférieur à celui d’une revue imprimée, David Talbot a compris dès 1995 qu’Internet lui permettrait de lancer un magazine de haute tenue. “Salon” avec un graphisme sobre et élégant, propose des éditoriaux, des critiques de films et de livres, des récits de voyage, des bandes dessinées, ainsi que des analyses politiques. Mis à jour quotidiennement, le site, fréquenté par 600 000 internautes, est gratuit. Ses ressources proviennent des recettes publicitaires qui devraient atteindre en 1998, 5 millions de dollars. Dans quelques semaines, un service par abonnement annuel de 20 dollars sera proposé. Il offrira à prix réduits des livres et des CD et donnera accès à un forum de discussion. Surpris par la relative faiblesse de la concurrence sur le créneau des magazines haut de gamme conçus spécialement pour le Web, David Talbot cherche déjà à exporter son concept en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. (Le Monde - 10/09/1998)