Directeur de la division micro-informatique d'IBM France, Philippe Davy indique "cette année pourrait être difficile. Les directions informatiques doivent gérer des changements de fond, notamment ...

Directeur de la division micro-informatique d'IBM France, Philippe Davy indique "cette année pourrait être difficile. Les directions informatiques doivent gérer des changements de fond, notamment le passage à l'an 2000. Les problèmes budgétaires qui en découlent provoquent une forte tension sur les directions des achats". IDC crédite IBM France d'une croissance de 77,2 % en unités sur le marché total et de 71,5 % sur le marché professionnel au premier trimestre 1999. Selon Gfk, les ventes au grand public ont crû au cours de la période de 55 %, soit plus de deux fois la croissance moyenne du marché évaluée entre 20 et 25 %. Ce constat s'explique par la diminution des écarts entre grandes marques et assembleurs ainsi que par la multiplication des offres promotionnelles. Philippe Davy déclare "nous aurons une offre avec accès Internet sans abonnement, mais faire un "coup" ne nous intéresse pas", en relevant au moins deux inconvénients à cette pratique : la lisibilité des prix à moyen terme "un PC ne vaut pas 1 990 F" et un réveil douloureux inévitable pour certains "ceux qui ont acheté un PC à 2 000 F et qui paient un abonnement mensuel de 150 F vont difficilement admettre que cet abonnement est désormais gratuit". IBM France relève sur le marché professionnel une croissance soutenue sur les grands comptes. Intéressé comme ses concurrents par les PME-PMI, le groupe leur dédie 40 % de ses forces commerciales, contre 60 % aux grands comptes "d'ici la fin de l'année, la part représentée par ce segment dans nos ventes devrait croître de 30 %". Aujourd'hui, cette part représente un tiers des ventes micro professionnelles. (La Tribune - 7/05/1999)