La téléphonie mobile pourrait-elle devenir un acteur clé de l'économie française? Selon l'AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles), qui vient de publier en partenariat avec l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe) la première édition de...

La téléphonie mobile pourrait-elle devenir un acteur clé de l'économie française? Selon l'AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles), qui vient de publier en partenariat avec l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe) la première édition de l'Observatoire économique de la téléphonie mobile, le secteur a totalisé un chiffre d'affaires consolidé de 21 milliards d'euros en 2006. Et en 2005, la branche mobile a versé 7 milliards d'euros de recettes fiscales et de taxes à l'Etat.
 
Sur 15 ans, 30 milliards d'euros ont été investis. Selon cette "méta-étude", le secteur, avec 10 milliards d'euros de valeur ajoutée, apporte à l'économie française une contribution supérieure à celle de l'aéronautique civile, qui enregistre 8.4 milliards d'euros de valeur ajoutée.
 
Ces bons résultats marquent également l'intérêt grandissant des Français pour le mobile. De 500 000 en 1992, ils sont désormais 51.7 millions à posséder un combiné portable. Et à ne plus pouvoir s'en passer...
 
En effet, la durée moyenne des appels est passée de 115 minutes par mois et par utilisateur en 2002 à 157 minutes en 2006. Côté SMS, la hausse est aussi perceptible, avec 25 messages textes envoyés par mois, contre 13 en 2002.
 
Enfin, les Français dépensent désormais 1.2% de leur budget pour la téléphonie mobile, alors que les tarifs ont baissé de 26% depuis 2002. Ce budget se répartit entre les dépenses en minutes de communications, et celles consacrées aux services comme l'Internet, l'e-mail, la TV mobile... Ainsi, selon Reuters, fin 2006, 30% du parc actif de clients utilisaient un ou plusieurs services multimédias. 
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 21/03/2007)