En 2011, les logiciels pour l'entreprise disponibles sur Internet représenteront un potentiel de plus de 3 milliards d'euros : le SaaS n'est pas un marché de niche en Europe.

Près de dix ans après la création de Sales.com par Siebel - racheté par Oracle, près de dix ans également après celle de Salesforce.com, l'Idate se penche sur le marché des services professionnels en ligne. Dans son étude "Online Business Services in Europe", le spécialiste montpelliérain de l'économie numérique prévoit une croissance annuelle importante pour ce secteur. Les revenus issus de la location de SaaS (Software as a Service) devraient augmenter de 30 % par an d'ici à 2011. Et à cette date, il représentera un chiffre d'affaires de 3,3 milliards d'euros. Dans le même temps, le marché des logiciels vendus sous forme de licence ne connaîtra une croissance que de 5 à 6 %.
Le vieux logiciel se porte bien
Pour autant, ce dernier reste majoritaire. Rien qu'en France en 2006 et seulement pour les progiciels de gestion, il représentait un chiffre d'affaires de 3,09 milliards d'euros selon Pierre Audouin Consultants.... Quoi qu'il en soit, l'Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications enEurope estime que les services en ligne sont en train de transformer radicalement l'industrie du logiciel. Industrie du logiciel qui est toujours aiguillonnée, on a pu s'en rendre compte à la conférence Paris Capital du Libre, par les tenants de l'open source. Si l'on met de côté ce dernier phénomène, les acteurs du progiciel comme SAP ou Microsoft doivent tout de même en train de se renouveler, face à des nouveaux compétiteurs aussi variés que Google et Amazon.
Office 2.0 : des entreprises mures
Sans oublier les spécialistes des télécoms. Et pas un seul pan du développement logiciel n'est épargné : PGI, donc, mais aussi logiciels pour postes clients ou encore infrastructures. Dans ce dernier cas, le SaaS menace également l'image des tenants de l'open source, puisque seul le fournisseur de la plate-forme "On The Cloud" choisit les serveurs, les OS et les middleware. Et il n'est pas question ici de parler de technologies balbutiantes. Il n'y a qu'à voir les entreprises rencontrées par L'Atelier durant la troisième édition d'Office 2.0 ou lors de TechCrunch à San Francisco.