C’est ce qui ressort de l’indicateur Digital Business / Leonardo Finance. Au cours du premier semestre 2000, les investisseurs ont investi 4,38 milliards de F dans 204 sociétés, et 3,71 milliards d...

C’est ce qui ressort de l’indicateur Digital Business / Leonardo Finance. Au cours du premier semestre 2000, les investisseurs ont investi 4,38 milliards de F dans 204 sociétés, et 3,71 milliards dans 154 sociétés au second semestre. 50 % des fonds de l’année ont été levés en quatre mois (de mars à juin). Au cours de cette période, les sociétés ProXchange, Kelkoo ou Aquarelle se sont distinguées par des tours de table supérieurs à 164 millions de F. Toutefois, les grosses levées de fonds sont assez indépendantes de la période, les 30 principales opérations de l’année se répartissent en effet équitablement entre les deux semestres. Au cours du 4ème trimestre, 43 sociétés ont décidé d’abandonner leur recherche de fonds pour un montant total de 894 millions de F. Ces abandons laissent présager d’importants changements dans les stratégies de financement des jeunes pousses pour 2001. Actuellement 361 sociétés sont lancées dans des opérations de financement portant sur 8,53 milliards de F, somme équivalente à l’ensemble des fonds levés en 2000. Il s’agit pour la plupart de seconds et troisièmes tours de table qui devraient mobiliser la majorité des fonds recherchés (5,9 milliards de F). 130 sociétés recherchent ainsi un montant moyen d’environ 49 millions de F pour leur second tour de table (montant revu à la baisse de 19,5 % par rapport au 3ème trimestre 2000) et 22 veulent finaliser un troisième tour de table pour un montant moyen de 59 millions de F (- 23,2 %). Toutefois, 221 sociétés recherchent des fonds pour un premier tour de table auprès de business angels ou de capital-risqueurs. Dans un contexte difficile, ces sociétés en phase de recherche de fonds revoient à la baisse les montants recherchés, quelque soit le tour de table envisagé. Autres solutions envisagées par les jeunes pousses: la recherche d’un partenaire industriel ou une opération de fusion. Ces réorientations stratégiques devraient prendre une part importante en 2001, ce qui devrait profiter aux banques spécialisées dans les fusions-acquisitions. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 15/02/2001)