La voix sur IP s'apprête-t-elle à remettre en cause le modèle économique des opérateurs mobiles classiques ? Leader dans ce domaine, Skype fait son entrée sur les téléphones mobiles de 3, une...

La voix sur IP s'apprête-t-elle à remettre en cause le modèle économique des opérateurs mobiles classiques ? Leader dans ce domaine, Skype fait son entrée sur les téléphones mobiles de 3, une filiale de l'opérateur Hutchinson, et sera bientôt disponible sur les réseaux 3G de ce dernier en Europe, en Asie et en Australie.
Concrètement ? Après s'être acquitté d'un forfait auprès de l'opérateur, les abonnés pourront utiliser Skype de la même façon que sur un PC : gratuitement et de façon illimitée en direction des autres utilisateurs de Skype, ou contre un léger surcoût à destination des interlocuteurs n'utilisant pas Skype (sur le principe du "Skype Out").
"Avoir Skype sur leur téléphone mobile permettra aux gens de rester en contact avec leurs amis, leur famille et leurs collègues, partout où ils vont. Ceci mène Skype bien au-delà du PC, dans le monde du mobile", affirme Niklas Zennstrom, PDG et co-fondateur de Skype.Le leader de la voix sur IP, qui a déjà approché l'opérateur allemand E-Plus , confirme ainsi son intérêt pour la mobilité.
Pour le moment, les téléphones mobiles ne permettent pas d'utiliser Skype, et ce type d'offres est réservé aux utilisateurs de PC munis de cartes 3G. Les constructeurs préparent toutefois l'intégration du logiciel dans leurs appareils. Nokia devrait ainsi lancer son premier mobile embarquant Skype au troisième trimestre 2006.
Skype vient d'ailleurs de sortir la version 2.0 de son logiciel pour Pocket PC qui peut être installée sur n'importe quelle machine fonctionnant sous Windows Mobile. Une version compatible avec les systèmes Symbian devrait rapidement voir le jour.
En France, les opérateurs mobiles voient d'un mauvais œil l'arrivée de la voix sur IP dans leur périmètre. Bien que la 3G permette d'utiliser cette technologie, aucun ne la propose. "L'arrivée de Skype n'est pas un risque pour le chiffre d'affaires voix des opérateurs", tempère cependant Jérôme Archambeaud, directeur général de Skype en France, qui estime que les deux parties peuvent y trouver leur compte.

(Atelier groupe BNP Paribas - 15/02/2006)