piratage sur Internet. Selon une étude pan européenne effectuée entre mars et septembre 2001 auprès de 2 035 personnes dans des entreprises employant au maximum 50 salariés, en Allemagne, Belgiqu...

piratage sur Internet. Selon une étude pan européenne effectuée entre mars et septembre 2001 auprès de 2 035 personnes dans des entreprises employant au maximum 50 salariés, en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède, conduite par The Ashdown Group pour le compte de Business Software Alliance, près de 40 % des entreprises omettent de se doter d’une politique relative à l’obtention de logiciels via Internet, afin de se prémunir contre d’éventuels actes illicites de leurs salariés. Elles sont ainsi passibles des pénalités prévues par la loi en cas d’utilisation de logiciels frauduleux. Selon cette étude, plus d’un tiers des personnes interrogées en Europe n’ont pas conscience que les logiciels téléchargés via Internet peuvent etre illicites. Le niveau de conscience diffère selon les pays. Ainsi, 83 % des Néerlandais savent qu’un logiciel téléchargé sur Internet peut etre illégal, contre 44 % des Français. La moitié des entreprises européennes a déjà acheté ou téléchargé des logiciels via le web. 10 % prévoient d’y recourir dans les douze prochains mois. Beth Scott, présidente de BSA Europe, déclare «il est anormal que les entreprises européennes prennent des mesures dans d’autres domaines comme celui de l’utilisation du courrier électronique professionnel, mais ne voient apparemment pas à quel point il est important d’en faire autant avec les logiciels téléchargés ou achetés sur Internet». L’étude constate que les entreprises européennes sont conscientes de la gravité du piratage via Internet. Elles considèrent le piratage comme presque aussi grave que la fraude fiscale ou le non respect de la réglementation sanitaire et sociale. Les personnes interrogées ont attribué en moyenne une note de 7,04 (sur 10) au piratage via Internet, 8,29 à la fraude fiscale et 8,62 au non respect des réglementations sanitaires et sociales. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas - 11/12/2001)