La barre des trois sur quatre a été franchie pour la première fois au mois de mai 2004. La société de sécurité informatique MessageLabs vient de publier des chiffres autour du spam (courriers...

La barre des trois sur quatre a été franchie pour la première fois au mois de mai 2004. La société de sécurité informatique MessageLabs vient de publier des chiffres autour du spam (courriers indésirables) qui n’ont rien de très réjouissant pour les responsables informatiques. Sur un nombre global de 909 millions de messages électroniques analysés par la société le mois dernier (dans 8500 entreprises différentes), 691,5 millions étaient en effet des spams. Soit une proportion de 76 %, contre 67 % au mois d’avril.

Les virus, quant à eux, affichent des taux de présence dans les messages électroniques plutôt stables ces derniers mois : 9,1 % en mai, contre 9 % en avril. MessageLabs s’est laissée aller à un calcul plutôt révélateur de la nuisance que peuvent causer les spams : la société rapporte ainsi que 258 spams et 35 virus ont été interceptés chaque seconde le mois dernier.

Selon la société Sandvine, qui propose des solutions de gestion des réseaux, 80 % des pourriels sont expédiés par le biais d’ordinateurs infectés par un ver informatique ou un cheval de Troie. Perte de temps, création de « bruit » dans les boîtes aux lettres électroniques des salariés… Le spam coûte cher, c’est évident. Le cabinet Nucleus Research est parvenu à chiffrer ce coût : il serait de 1934 dollars par employé et par an !

Sandvine fonde son calcul sur le postulat suivant : chaque collaborateur d’une entreprise passe en moyenne un quart d’heure par jour à supprimer le spam. Cette donnée a doublé en une année : en 2003, l’on parlait de 7 minutes perdues chaque jour !

Les éditeurs améliorent constamment leurs solutions anti-spam, mais dans le même temps les auteurs de courriers indésirables rivalisent de ruses pour que leurs messages passent au travers des filets de sécurité mis en place par les entreprises. Toujours d’après Nucleus Research, 20 % du spam est aujourd’hui intercepté avant d’arriver dans les boîtes des utilisateurs… Ce taux était de 26 % en 2003.

(Atelier groupe BNP Paribas – 09/06/2004)