L'Adami (Société civile pour l'administration des droits, des artistes et des musiciens interprètes) a confié à Ipsos la réalisation d'un sondage sur le téléchargement et les échanges gratuits de...

L'Adami (Société civile pour l'administration des droits, des artistes et des musiciens interprètes) a confié à Ipsos la réalisation d'un sondage sur le téléchargement et les échanges gratuits de fichiers auprès d'un échantillon d'internautes. Le phénomène, loin d'être endigué, se poursuit et s'étend aux messageries instantanées : il apparaît en effet que 45 % des internautes interrogés ont eu recours à un logiciel de peer-to-peer et 29 % utilisent les messageries instantanées pour échanger des contenus musicaux ou autres.

83 % des internautes interrogés préfèrent que l'on autorise les échanges de fichiers musicaux sur Internet en contrepartie du paiement d'une redevance plutôt que de voir continuer les poursuites juridiques contre les internautes fréquentant les réseaux de peer-to-peer. Ce pourcentage atteint 88 % chez les moins de 35 ans et 91 % des utilisateurs de réseaux P2P.

Le prix que les internautes seraient prêts à payer pour cette liberté ? En moyenne, 5,20 euros mensuels pour télécharger de la musique uniquement et 9,10 euros pour la musique et les films. Des prix moyens calculés en fonction des réponses donnés par les internautes. Notons tout de même que 62 % se disent prêts à payer "entre 1 et 5 euros" de redevance, tandis que 15 % des internautes sondés affirment qu'ils seraient prêts à payer jusqu'à 15 euros par mois de redevance à leur fournisseur d'accès Internet.

Le combat de l'Adami pour la mise en place d'une redevance P2P est loin d'être gagné. L'industrie s'oppose farouchement à ce concept, qui ruinerait le business model des plateformes de téléchargement payant. Elle, associée à l'UFC-Que choisir, réclame la reconnaissance du téléchargement musical comme un acte légal d'exercice du droit à la copie privée.

(Atelier groupe BNP Paribas - 24/05/2005)