La course au ciel a trouvé cette fois des ambitions plus écologiques. Le revêtement Eco Clean d’Arconic peut purifier l’air, éradiquant ainsi la pollution urbaine.

A l’horizon, des gratte-ciels anti-pollution ?

La démesure architecturale des villes s’est répandue comme une fièvre sur l’ensemble du globe. Chaque année, des métropoles se lancent dans la construction de tours pharaoniques pour chercher à « gratter » le ciel, toujours un peu plus. En octobre dernier, Dubaï annonçait le lancement de la tour « dite » la plus haute du monde. Jusque-là, cette folie des grandeurs, n’avait pour autre ambition que d’offrir le spectacle d’une puissance économique et culturelle.

Or, l’ambition d’Arconic est toute autre. La société se lance à son tour dans cette course au ciel avec une ambition plus écologique : construire une tour de 3 kilomètres de haut capable d’absorber la pollution ambiante. Pour cela, nul besoin de plantes. L’entreprise spécialisée dans les matériaux innovants a développé un revêtement particulier nommé Eco-Clean. Sherri McCleary, ingénieur chez Arconic l’atteste : « Ce revêtement cumule les avantages. Il est esthétique, stable, et réduit les polluants de l’air qui l’environne ». Testé en 2011, le revêtement s’invitera d’ailleurs sous peu, sur le marché de l’habitation.

Ce projet, s’il aboutit, promet de réduire l’impact de la pollution sur les citadins. Un enjeu important quand on sait que 92 % des citadins du monde sont exposés à un air trop pollué selon l’organisation mondiale de la santé (OMS).  Ainsi, les villes durables, le seront-elles grâce au cœur même de ce qui les compose ? En tout cas, ce projet confirme la tendance qu’ont les gratte-ciels à se « mettre au vert ».  Mais aussi celle d’une utilisation éco-responsable des matériaux de construction. Il faudra néanmoins être patient, pour voir fleurir ces gratte-ciels anti-pollution sur le sol des smart city. Car, l’érection de la tour est prévue pour 2062. Rendez-vous donc, dans 45 ans. D’ici là d’autres alternatives émergeront, sans nul doute.

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste