Selon une étude récente du Business Software Alliance (BSA), l’ensemble des logiciels piratés dans le monde représente un manque à gagner d’environ 11,4 milliards de dollars (plus de 68 milliards de...

Selon une étude récente du Business Software Alliance (BSA), l’ensemble des logiciels piratés dans le monde représente un manque à gagner d’environ 11,4 milliards de dollars (plus de 68 milliards de F) pour les éditeurs. 40 % des 574 millions de nouvelles applications installées dans le grand public l’an dernier étaient piratées. Dans les entreprises où un quart des logiciels sont utilisés sans licence, la proportion est identique. Après avoir baissé de près de 16 % en 1995 et 1996, le taux de logiciels pirates repart légèrement de nouveau à la hausse. Ce revirement s’expliquerait selon les analystes par une légère augmentation du prix des produits. Selon les conclusions du rapport du BSA, non seulement le piratage plombe la croissance de l’industrie, mais il conduit à un manque à gagner en impôts pour les gouvernements. De plus, si le piratage pouvait être réduit à un niveau raisonnable, on pourrait créer au moins d’ici à 2005 un million d’emplois supplémentaires, dont 700 000 en Europe. 85 % des logiciels piratés le sont en effet en Europe de l’Ouest, aux Etats-Unis et en Asie. Le manque à gagner pour la France s’élève à environ 2,5 milliards de F. Avec un taux de logiciels pirates de “seulement” 27 %, contre plus du double dans d’autres pays, les Etats-Unis se présentent comme les meilleures élèves. En revanche, le Viet-nam avec 98 % environ de programmes pirates en entreprise arrive bon dernier. (01 Informatique 13/11/1998)