A l'issue de la dernière réunion préparatoire du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tiendra à Tunis le mois prochain, les discussions ne semblent pas très avancées. Une...

A l'issue de la dernière réunion préparatoire du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tiendra à Tunis le mois prochain, les discussions ne semblent pas très avancées. Une nouvelle réunion réunira donc les délégués mondiaux trois jours avant le sommet.
Le sommet qui va se tenir du 16 au 18 novembre est la deuxième partie du SMSI. La première avait eu lieu à Genève en 2003. Le sommet de Tunis doit être le "sommet des solutions" selon ses organisateurs. Il a pour but de réduire la "fracture numérique", c'est-à-dire qu'il doit trouver des moyens de faciliter l'accès à Internet et aux TIC en général pour les pays les moins avancés. Mais le débat stagne sur deux points.
D'abord, les Etats-Unis refusent de négocier l'abandon de la régulation technique du réseau des réseaux. Aujourd'hui, c'est l' Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), dirigé par le gouvernement américain, qui s'en occupe.
"Nous n'accepterons pas de laisser la gestion d'Internet aux Nations Unies, a déclaré David Gross, coordinateur américain pour la politique des communications et de l'information. Le sujet n'est pas négociable, c'est une affaire de politique nationale".
"En aucun cas notre pays n'acceptera de décision risquant d'altérer la sécurité et la stabilité du système DNS (Domain Name System). Nous garderons notre rôle historique dans la gestion du fichier racine", a déclaré le délégué américain au Prepacom 3, à Genève.
Le deuxième point figé est la liberté de la presse en Tunisie. Quatorze ONG ont publié un rapport accusant les autorités tunisiennes de restreindre la liberté de la presse en muselant certains flux médiatiques. Le gouvernement assure que la presse nationale est "libre et pluraliste" alors que certains sites Internet comme celui de Reporter sans Frontière ne sont pas accessibles depuis la Tunisie. Et ce n'est pas le seul, puisque des sites sur la défense des droits de l'homme ou ceux de médias indépendants sont également bloqués.
"Il est vrai que certaines questions n'ont pas encore été réglées, mais cela témoigne du refus des délégués de transiger sur les principes qui sont, à leurs yeux, essentiels pour promouvoir un accès aux TIC. Un message fort, tel est le résultat auquel tous les délégués aspirent pour ce Sommet - et nous devons donc tous continuer à travailler sans relâche pour y parvenir. Si nous voulons édifier une société de l'information juste et équitable, alors ce Sommet n'a pas le droit à l'échec.", a déclaré M. Utsumi, secrétaire général du SMSI.
A ce sujet, lire aussi :

L'ordinateur portable à 100 dollars : c'est concret ! (30/09/2005)
(Atelier groupe BNP Paribas- 03/10/2005)