Si le développement des accélérateurs est nécessaire à la croissance du marché de l'e-santé, il reste encore des points à développer pour qu'elles profitent aussi bien aux start-up qu'au consommateur.

Les accélérateurs dédiés, un maillon crucial du développement de la santé digitale ?

En 2009, l'adoption de la loi ARRA aux États-Unis d'Amérique a permis de soutenir le secteur médical par l'apport de milliards de dollars, et une nouvelle vague d'accélérateurs de start-up est apparue afin de palier la demande croissante de nouveaux services et de nouvelles technologiques dans le secteur de la santé. Ainsi, Rock Health en est le premier incubateur développé en 2010 et, par la suite, de nombreux autres programmes ont vu le jour, supportés tant par des organisations industrielles que commerciales ou universitaires. Cependant, si ce modèle de l'incubateur se révèle profitable pour de nombreuses entreprises telles qu'EveryMove ou PerkHealth, plusieurs limites apparaissent déjà dans le paysage des programmes de financement et de soutien.

Quelques entraves à leur expansion

Les programmes d'aide aux startups ne seraient en effet pas toujours les plus adaptés aux demandes du secteur de la santé. Le modèle des incubateurs mentionnés précédemment et d'autres tel que Tigerlabs Health recouvrement seulement une période d'incubation de 3 mois. Un problème, pour Missy Kraner, cadre chez Morgenthaler Venture, qui indique  que «de plus en plus de startups de la santé postulent auprès des incubateurs, et celles-ci sont non seulement à la recherche de plus de capitaux, mais aussi de plus de temps ». Par ailleurs, le rapport insiste sur la nécessité pour les start-up de se concentrer, au delà du mentorat et du networking mis en avant par les incubateurs, sur le consommateur. Si les entrepreneurs à la création d'une start-up nécessitent des guides sur les stratégies à adopter, le rapport les met en garde contre le point focal à ne pas perdre de vue: le client du produit.

Des bénéfices importants

Toutefois, ce type de programmes semblent être particulièrement prometteurs, comme l'indiquent les résultats plus que satisfaits des start-up qui en sont issues. Ainsi, pour le programme Healthbox, ce sont neuf des dix startups de la première portée de Chicago qui rapportent déjà des bénéfices. Leur potentiel d'incubation se révèle aussi dans leur capacité à lever des fonds pour les incubés. Rock health, Healthbox et Blueprint Health indiquent, par exemple, en janvier 2013 que leurs compagnies ont rassemblé près de 40 millions de dollars, et Blueprint Health rapport que 80% de ces participants ont réussi à soulever des fonds après le programme. Ce modèle financier, qui permet aux entreprises de s'assurer une pérennité, n'est toutefois pas suivi par la totalité d'entre elles, à l'instar de Skimble qui a tout de même par la suite réussi à devenir rentable.