Pascal Hureau, directeur d'études à la Sofrès, commente les résultats de son enquête sur la première phase du passage à l'euro, réalisée fin 1998 pour IBM auprès de 283 entreprises et 46 administrat...

Pascal Hureau, directeur d'études à la Sofrès, commente les résultats de son enquête sur la première phase du passage à l'euro, réalisée fin 1998 pour IBM auprès de 283 entreprises et 46 administrations en Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni "Il a fallu attendre juin 1998 pour qu'entreprises et autres organisations se réveillent. En terme d'échéance, la problématique an 2000 est largement prioritaire. Le passage à l'euro a donc été un peu négligé". Le secteur public n'a finalisé que 30 % de sa préparation à l'euro "un décalage flagrant entre l'engagement politique sur l'euro et les travaux réellement effectués", contre 72 % pour le secteur banque et finance, 46 % pour le secteur fabrication, 40 % pour la distribution et 27 % seulement pour l'assurance. Fonctionnant avec des budgets annuels, les administrations sont en effet plus longues que les groupes privés à réagir "en outre, en termes commerciaux et stratégiques, les enjeux sont beaucoup moins clairs que pour une entreprise". Le secteur public va donc confier 79 % du travail à des sociétés tierces pour la seconde phase (1999-2001). Pascal Hureau affirme que cela sera plus efficace, car "en quantité et en qualité, les administrations sont les moins bien dotées en informaticiens". Toutefois, sur le long terme, seuls 6 % des organismes publics interrogés comptent faire appel à l'infogérance. Après une première phase de conversion réalisée à 51 % fin 1998, l'Italie était la plus en avance, suivie par l'Allemagne (48 %), la France (43 %), l'Espagne (40 %) et le Royaume-Uni (35 %). (01 Informatique - 12/02/1999)