La maison de disques Sony BMG vient de conclure un accord à l'amiable avec l'Etat californien concernant l'affaire des rootkits. En effet, en novembre 2005, un consommateur américain avait trouvé...

La maison de disques Sony BMG vient de conclure un accord à l'amiable avec l'Etat californien concernant l'affaire des rootkits. En effet, en novembre 2005, un consommateur américain avait trouvé sur son ordinateur un rootkit, c'est-à-dire un programme qui s'intègre au système d'exploitation en cachant sa présence, qui aurait été installé au moment où il aurait introduit un CD de Sony BMG équipé d'un logiciel anti-copie dans son PC pour l'écouter.
 
Ce rootkit chargé de la gestion de ces protections anti-copie était donc très difficile à désinstaller de par sa discrétion. En outre, les clients de Sony BMG ne savaient pas qu'ils installaient automatiquement un logiciel anti-piratage lors de l'écoute d'un CD. Ce type de procédé était donc illégal. Par ailleurs, ce rootkit a pu créer des brèches dans la sécurité informatique facilitant ainsi la prolifération de virus.
 
Selon les estimations, environ 450 000 Californiens auraient acheté des CD's infectés par ce rootkit. Et dans cette affaire, Sony BMG a dû répondre de trois chefs d'accusation : pratiques commerciales illégales, publicité mensongère et accès non-autorisé à des ordinateurs personnels.
 
Sony BMG, pour clore cette affaire et mettre fin aux poursuites, a donc décidé de verser 750 000 dollars d'amende. La maison de disque devra aussi dédommager les consommateurs américains qui ont porté plainte à hauteur de 175 dollars par personne. Pour pouvoir toucher cette compensation, le consommateur devra prouver qu'un tel rootkit a bien endommagé son ordinateur.
 
La maison de disque a, par ailleurs, conclu un accord semblable avec la justice texane. Dans cet Etat, 130 000 consommateurs avaient achetés des CD's dissimulant le rootkit incriminé.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 21/12/2006)