ForgetMeNotAfrica a lancé des concours de développement d'applications au Kenya et au Zimbabwe qui visent à proposer aux candidats de commercialiser un module répondant à un besoin local, et utilisant les technologies répandues.

 

La GSMA rappelait dans son dernier observatoire sur le téléphone en Afrique que le continent, avec 649 millions de connexions mobiles au quatrième trimestre 2011, est désormais le deuxième plus gros marché mobile mondial. Qu'il s'agisse de téléphones évolués ou basiques, les applications suivent la même courbe de croissance : services par SMS pour obtenir le cours du riz ou les derniers résultats de matchs, solutions de santé ou de paiement mobile... Reste que si les initiatives sont nombreuses, trouver des fonds et commercialiser son module reste moins évident. D'où l'initiative de ForgetMeNotAfrica* : l'entreprise a lancé dans deux de ses marchés africains, le Kenya et le Zimbabwe, des concours de développement d'applications, en partenariat avec les opérateurs et les hub d'innovation locaux. Le but : favoriser l'innovation et l'entreprenariat, la création d'emplois et la multiplication d'applications locales rentables.

Répondre aux besoins locaux

Ce dernier argument étant central : pour qu'ils s'intéressent vraiment aux applications, les utilisateurs doivent en trouver qui correspondent à leurs besoins quotidiens. "La demande d'applications mobiles et de services est un phénomène mondial, mais la majorité de ces applications se concentrent encore sur une minorité d'utilisateurs, souvent habitant dans les pays dits développés et disposant d'un smartphone et d'un accès confortable aux données", explique ainsi à L'Atelier Jeremy George, directeur général de ForgetMeNotAfrica (FMN). Concrètement, chaque concours vise à proposer aux développeurs de mettre au point des applications pour téléphones basiques (SMS, USSD) ou smartphones, en utilisant l'écosystème de FMN et en profitant de tutoriels, de plates-formes de tests, etc. A la clé pour le gagnant : des capitaux pour développer son idée, un iPad, une distribution auprès des clients de l'opérateur partenaire, et une participation aux gains générés.

Social business

Selon Jeremy George, et dans la lignée du social business, l'un des enjeux est également de mettre au point des solutions répondant à des problèmes locaux et pouvant générer des revenus. "Même dans les zones les plus reculées, les populations utilisent le SMS pour rester en contact avec leurs proches. Des applications gratuites utilisant ce canal permettent d'envisager un meilleur accès aux soins, à l'éducation, à l'information, à la mobilité". Pour information, au Kenya, le concours, baptisé Kipokezi Apps Challenge, s'est déroulé entre les 24 février et le 6 mai. Il a été organisé avec Safaricom et la communauté iHub. Les gagnants ? Les fondateurs de Tokelezea, une application par SMS qui permettra de trouver des événements par genre et localisation. Au Zimbabwe, la compétition, intitulée ZeTXT Apps Challenge, se clôturera le 16 juin, journée pendant laquelle les finalistes présenteront leur projet.

 

*ForgetMeNotAfrica propose depuis plusieurs années un système d'accès par SMS à certaines des fonctions de Facebook

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media