Un jour, il est possible que le bétail que nous voyons paître dans les champs soit gardé par des barrières virtuelles, dont le mouvement serait contrôlé depuis un ordinateur par le fermier...

Un jour, il est possible que le bétail que nous voyons paître dans les champs soit gardé par des barrières virtuelles, dont le mouvement serait contrôlé depuis un ordinateur par le fermier propriétaire des animaux. Zack Butler, professeur au Dartmouth College, dans le New Hampshire, a mis au point un logiciel qui transmet les données GPS des limites du champ dans lesquelles le bétail doit rester au collier que chaque animal porte. Lorsqu’une vache, par exemple, s’évade au-delà des limites fixées par le fermier, le système lui envoie un stimulus désagréable (comme un léger choc électrique, ou un son qui effraie l’animal comme le feulement d’un tigre, l’aboiement d’un chien ou le sifflement d’un serpent). Chaque animal porte autour du cou une carte réseau Wi-Fi, qui communique avec le serveur de l’éleveur via une borne Wi-Fi installée dans le champ. Il porte aussi un petit PDA Zaurus, un GPS et un haut-parleur. Tout ça autour du cou des vaches de nos campagnes… est-ce bien raisonnable ? Disons que la Normandie devrait attendre avant de s’équiper. En revanche, l’équipe du professeur Butler met en avant l’utilité de cette solution pour les éleveurs australiens, qui déplacent leurs troupeaux sur des terres qui peuvent atteindre les 20.000 kilomètres carrés. Et la borne wi-fi, au milieu de nos verts pâturages… Est-ce que cela ne va pas dénaturer le paysage ? Là encore, le professeur Butler a une réponse : il explique que dans certains champs les abreuvoirs fonctionnent avec une pompe électrique, elle-même alimentée en énergie par des capteurs solaires. Il suffirait donc d’ajouter à cet équipement une borne Wi-Fi. Mais c’est bien sûr !! (Atelier groupe BNP Paribas – 24/09/2004)