La rumeur courait. Depuis jeudi, c'est officiel, Alcatel et Lucent ont annoncé dans un communiqué commun être en discussion pour une éventuelle "fusion entre égaux". Les investisseurs...

La rumeur courait. Depuis jeudi, c'est officiel, Alcatel et Lucent ont annoncé dans un communiqué commun être en discussion pour une éventuelle "fusion entre égaux". Les investisseurs ont bien accueilli la nouvelle : depuis l'annonce, les cours flambent.
 
Si les négociations aboutissaient à un accord, il donnerait naissance au numéro deux mondial des télécommunications en se fondant sur le chiffre d'affaires. La capitalisation boursière des deux entreprises s'élèverait à 28 milliards d'euros et leur chiffre d'affaires à 21 milliards d'euros, ce qui placerait Alcatel/Lucent en deuxième position derrière Cisco.
 
Les deux équipementiers avaient déjà entamé il y a cinq ans des discussions en vue d'une éventuelle fusion de leurs activités mais elles avaient été abandonnées. Lucent faisait alors preuve de réticence à à l'idée de se laisser reprendre par Alcatel. Si un accord aboutissait cette fois, il faudrait encore que les deux entreprises obtiennent l'aval des autorités de la concurrence.
 
Ericsson ne voit pas d'un très bon œil le mariage des deux équipementiers. Après le rachat de Marconi, il semblerait, d'après le quotidien anglais The Times, que le groupe envisage de lancer une contre-offre sur Lucent. Le rapprochement d'Alcatel et de Lucent pourrait menacer Ericsson dans les téléphonies fixe et mobile.
 
"D'un point de vue stratégique, c'est une excellente nouvelle car cela renforce les positions d'Alcatel en Amérique du Nord, dans l'infrastructure mobile et les réseaux de nouvelle génération", a expliqué Rémi Thomas, analyste chez CA Cheuvreux à Reuters.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 27/03/2006)