Après avoir déposé plainte mardi aux Etats-Unis, AMD (Advanced Micro Device) s'en prend maintenant à la filiale japonaise d'Intel et réclame 55 millions de dollars de dommages et intérêts pour...

Après avoir déposé plainte mardi aux Etats-Unis, AMD (Advanced Micro Device) s'en prend maintenant à la filiale japonaise d'Intel et réclame 55 millions de dollars de dommages et intérêts pour infraction présumée au droit de la concurrence. Dans le même temps, le numéro un mondial des semi-conducteurs rejette "sans équivoque" les accusations de son rival.

Intel s'était engagé en avril à appliquer la décision de la Fair Trade Comission japonaise lui enjoignant de se conformer à la réglementation anti-trust, tout en contestant cette décision. La filiale japonaise d'AMD estime qu'il est temps pour elle de demander et d'obtenir réparation : 55 millions de dollars de dommages et intérêts, qui ne constitueraient pour le numéro 2 du secteur qu'une faible part des préjudices subis.

Le CEO d'Intel, Paul Otellini, s'est fendu d'un communiqué publié sur le site du groupe, pour répondre aux accusations d'AMD : " Intel a toujours respecté les lois des pays où il a travaillé. Depuis des années, Intel a été impliqué dans d'autres plaintes antitrust et a dû faire face à des questions similaires. Chacun de ces litiges s'est réglé à notre avantage. Nous rejetons sans équivoque les affirmations d'AMD et nous sommes persuadés que cette dernière plainte se règlera à notre avantage, comme les autres."

Alors que les plaintes d'AMD s'intensifient, aux Etats-Unis, au Japon mais également en Europe, Intel campe sur ses positions et assure que ces multiples recours devant la justice ne modifieront en rien ses activités.

(Atelier groupe BNP Paribas - 30/06/2005)