Le fabricant de microprocesseurs Advanced Micro Devices (AMD) vient de publier sa réaction face à l'affaire qui oppose actuellement son concurrent Intel et les autorités antitrust au Japon...

Le fabricant de microprocesseurs Advanced Micro Devices (AMD) vient de publier sa réaction face à l'affaire qui oppose actuellement son concurrent Intel et les autorités antitrust au Japon. Rappel des faits : au début du mois de mars, la Japan Fair Trade Commission accusait Intel de la violation des lois antitrust en vigueur au Japon.

Dans l'archipel nippon, où Intel détient plus de 90 % de parts de marché, le fabricant est suspecté d'avoir établi des contrats avec les fabricants de matériel informatique, établissant des ristournes sur ses produits à condition que ceux-ci s'engagent à ne pas acheter des microprocesseurs labellisés Advanced Micro Devices (AMD) ou Transmeta.

La semaine dernière, le groupe Intel a assuré qu'il changerait certaines de ses pratiques commerciales, tout en niant les accusations qui lui sont portées. AMD a réagi publiquement aujourd'hui par voie de communiqué de presse, en jugeant troublant le refus par Intel de reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

Le fabricant rappelle notamment que certains constructeurs ont été obligés d'accepter d'acheter 100 % de leurs processeurs à Intel et qu'un autre a été forcé de limiter ses achats hors Intel à moins de 10 %. AMD affirme également que l es activités d'Intel au Japon incluent l'utilisation de son programme « Intel Inside », des fonds de développement commercial et d'autres programmes de remises tarifaires.

"La tactique d'Intel ligote les OEM et les empêche de travailler avec ses concurrents". De fait, le préjudice subi par AMD suite aux pratiques d'Intel a été particulièrement important ces dernières années. Selon la Japan Fair Trade Commission, les parts de marché combinées d'AMD et de Transmeta ont ainsi chuté de 24 % en 2002 à 11% en 2003.

(Atelier groupe BNP Paribas - 06/04/2005)