L'université de Floride souligne l'importance de conserver à l'individu - ici en situation de handicap - le sentiment de contrôle lorsqu'il utilise un robot, type bras robotisé.

Les appareils robotisés destinés à assister les personnes en situation de handicap ne doivent pas remplacer tout effort physique de la part de celui qui les utilise, expliquent des chercheurs de l'université de Floride. Ces derniers ont réalisé des tests auprès de volontaires chargés d'utiliser un robot capable d'attraper et de leur ramener des objets. Au cours de ces derniers, les participants se sont vus proposer deux modes d'utilisation du dispositif : l'un manuel, l'autre automatique. Résultat : la plupart des utilisateurs a préféré le mode manuel, expliquant que cela les obligeait à réfléchir et à envisager une technique pour attraper ce dont ils ont besoin. Tandis que le système automatique fut caractérisé comme "trop simple".

Un soutien mais pas trop marqué

"Les personnes handicapées souhaitent avoir un soutien technologique, mais ne souhaitent pas être dépassées et intégralement assistées par la technologie", constatent les chercheurs. Et d'estimer qu'il est du coup nécessaire de proposer des systèmes fonctionnant sous les deux modes, et permettant à l'utilisateur de faire un choix. Dans la pratique, le robot était relié par Bluetooth à l'ordinateur de l'utilisateur. Doté d'une caméra intégrée, le participant pouvait voir où il se dirigeait. Une vision qui permet de déplacer l'assistant par joystick et d'éviter les obstacles présents dans une pièce. Dans ce cas il revenait à l'utilisateur de commander la gestuelle robotique pour attraper au mieux l'objet.

Commander la gestuelle d'un robot

A l'inverse, le mode automatique reposait sur une automatisation des actions par commande vocale. Dans ce cas, une liste d'objet est préenregistrée dans les paramètres du logiciel. L'utilisateur nomme ce qu'il souhaite récupérer. Puis se sont des capteurs installés sur le robot qui, lorsqu'ils perçoivent l'objet demandé, recueillent des données spatiales telles que la distance entre l'objet et le 'bras' de la machine. Le système envoie ces informations à l'ordinateur qui achève les calculs nécessaires pour déplacer le robot afin qu'il récupère l'objet et le donne à l'utilisateur.