Espagne par Adecco. En effet, le rôle des sociétés d'intérim se limite à déléguer une force de travail chez leur client. Cependant chez Adecco (née de la récent fusion d'Adia et d'Ecco), on estime "...

Espagne par Adecco. En effet, le rôle des sociétés d'intérim se limite à déléguer une force de travail chez leur client. Cependant chez Adecco (née de la récent fusion d'Adia et d'Ecco), on estime "qu'il existe un marché à développer autour de ce concept de télé-intérim. L'achat de compétences glisse de plus en plus vers l'achat de résultats, c'est-à-dire vers une forme de sous-traitance". Outre la flexibilité et la réduction des coûts fixes (propres à l'intérim), une telle formule présente pour les entreprises l'avantage de ne pas avoir à se préoccuper du poste de travail de l'intérimaire. Le télétravailleur, quant à lui, verrait ses débouchés potentiels se multiplier. En effet, le principal problème rencontré pour placer des télétravailleurs est de trouver leurs premiers donneurs d'ordre. Dans le cadre du programme européen Temple (consacré à l'intégration des nouvelles technologies de l'information dans le monde du travail), la filiale madrilène d'Adecco s'apprête à concrétiser une telle expérience. Une cinquantaine d'Espagnols, opérateurs de saisie, traducteurs ou graphistes, spécialement formés pour exercer leur métier en télétravail figurent dans le fichier d'Adecco. D'autres en cours de formation viendront bientôt les y rejoindre. Ils apprennent non seulement à travailler sur Internet, à exploiter des bases de données, mais aussi à organiser leur travail en complète autonomie et à gérer à distance les relations avec leurs employeurs. Les premières entreprises "témoins" devraient d'ici six mois expérimenter la formule. Dans un premier temps, pour pouvoir résoudre les problèmes éventuels de management liés à la distance, Adecco ne proposera que des missions peu complexes sur le plan informatique. Cependant, à terme Adecco espère bien passer aux métiers à haute technicité et s'appuyer sur son réseau mondail "Internet ouvre de réelles perspectives de développement pour le télé-intérim". Néanmoins, en France, l'intérim étant régi par l'article L 124-1 du Code du travail, la société n'a que la mission "exclusive" d'embaucher et de rémunérer un salarié sélectionné . Elle ne fournit ni équipements, ni locaux pour effectuer la mission demandée. Ainsi en proposant les services d'un télétravailleur indépendant disposant bien entendu de son propre équipement, la société d'intérim outrepasserait les limites de son activité, risquant ainsi de voir le contrat requalifié en sous-traitance. (Le Journal du Téléphone - Juin 1997)