Un écosystème qui permet aux individus qui le souhaitent de profiter de solutions automatisées d'alerte des secours en cas de chute ou de prise de rendez-vous facilitera le déploiement d'une cité dite intelligente.

Pour mieux assister les citoyens, la ville doit s'en remettre au mobile

La ville dite 2.0 passe par un service personnalisé, notamment en direction des individus non ou moins autonomes, estime l'Institut Peter Reichertz de médecine informatique de l'université technologique de Braunschweig. Et le meilleur moyen d'y parvenir est d'utiliser le téléphone portable. C'est en tout cas le postulat de l'une de ses équipes, qui a profité du CeBIT, qui se tient actuellement à Hanovre, pour dévoiler un projet sur lequel elle travaille. Celui-ci vise à mettre en place un écosystème qui permettra à des personnes de bénéficier de services d'assistance. "Nous avons mis en place des applications qui utilisent les capteurs d’accélération déjà installés sur les smartphones", explique à L'Atelier Maike Plischke, l'un des responsables du projet.

Le mobile au service des habitants

"En cas de chute de l’utilisateur, si le téléphone reçoit un choc violent, une alerte se met en place et les secours sont alertés". Sachant que pour prévenir les fausses alertes, l’utilisateur dispose d’une minute pour l’annuler. La géolocalisation facilitera aussi les interventions grâce à des applications alertant la police, les secours ou d’autres services comme les transports publics sans décrocher son mobile, tout en envoyant ses coordonnées géographiques. "Notre vision de l’assistance à la vie autonome ne se limite pas aux personnes âgées et à la maison, cela doit servir à tout le monde pour tous les services proposés dans la ville", ajoute Maike Plischke. Cela sera possible grâce une base de données accessible aux développeurs d’applications qui pourront les proposer à la ville, et cette dernière les mettra à disposition sur son site.

Des partenariats publics-privés

Ainsi, il sera possible de bénéficier de solutions pour prendre des rendez-vous avec les professionnels du corps médical ou administratif de la cité par exemple, de faire ses courses et d’accéder aux services publics via son smartphone. L'ensemble de ces solutions sera proposé sous forme de rétribution. "Mais c’est surtout en promouvant les partenariats publics privés entre les collectivités et les fournisseurs de services qu’il sera possible de mettre de telles politiques en place".  En effet, ces derniers permettront aux services municipaux ou régionaux de développer des centres de données gérés dans les nuages afin d’améliorer l’accès à l’information et aux services d’assistance publique par les citoyens.