(Voir la revue de presse du 10/03). Les sociétés de services informatiques Atos et Steria vont créer une société commune dans la banque, baptisée Diamis, détenue à 60 % par Atos et 40 % par Steria. ...

(Voir la revue de presse du 10/03). Les sociétés de services informatiques Atos et Steria vont créer une société commune dans la banque, baptisée Diamis, détenue à 60 % par Atos et 40 % par Steria. Cette filiale sera spécialisée dans les projets interbancaires des grandes banques et des institutions financières en Europe. Présidée par Aymeri Boitreaud (Atos) assisté par Rachid Boukaïs (Steria) en tant que directeur général, elle regroupera les équipes dédiées déjà à cette activité au sein des deux groupes. François Enaud, le PDG de Steria explique "les sociétés de services ont l'habitude de travailler en GIE. C'est une bonne structure de fonctionnement, mais pas de développement". Rachid Boukaïs souligne "il s'agit de nous consolider en France et de devenir un leader européen. Nous voulons oeuvrer dans les systèmes centraux et beaucoup sont à l'étude aujourd'hui". Pour lutter contre IBM, Cap Gemini ou le britannique Logica, les deux groupes devaient atteindre une taille critique un peu supérieure.

Selon le Boston Consulting Group, le nombre de transactions financières (chèques, virements, cartes) entre banques en Europe devrait passer de 47 milliards en 1995 à 106 milliards en 2005. Aymeri Boitreaud précise "c'est un des rares secteurs où l'on peut prédire une croissance annuelle stable d'au moins 10 % sur dix ans". Selon Bernard Bourigeaud, le président d'Atos, le marché de l'interbancarité ne représente en Europe que quelques centaines de millions de francs "mais cela touche les systèmes stratégiques des banques et cela devrait nous permettre d'en dériver des projets d'intégration de systèmes". Alors que Steria et Atos ont réalisé l'an passé un chiffre d'affaires de 40 millions de F dans ce secteur, Diamis prévoit 60 millions de F cette année, son objectif étant de générer dans trois ans 120 millions de F de volume d'activité dont 60 % réalisés hors de France. (Les Echos - 12/03/1999)